Alors que le mois du jeûne touche à sa fin, l’éditoraliste d’Al-Ahram Weekly dénonce le coût financier et l’improductivité qui caractérisent désormais cette période, en principe dédiée à la piété et non aux festivités et dépenses ostentatoires.

Pendant des années, je me suis intéressé à l’idée de “création de richesse” comme étant le meilleur moyen de combattre bien des fléaux de notre société et de sortir de la spirale de la pauvreté et du sous-développement. Néanmoins, mon optimisme sur cette question a été quelque peu refroidi par un déplorable aspect du système. Les sociétés pauvres ont, en effet, tendance à gâcher ou à dilapider les richesses. Pendant le mois du ramadan, nous avons pris l’habitude de jeter l’argent par les fenêtres dans des dépenses exorbitantes ou malavisées. Nous célébrons ce mois sacré comme une sorte de coutume folklorique et non comme un rite religieux.

>>> lire la suite