NDLR: Ce qui suit émane de La Sentinelle de Néhémie qui nous met en garde, loin de la paranoïa, contre une convergence de crises annoncée pour cet automne. Préparons-nous dans la prière, le jeûne et la confiance en Dieu. Cherchons Sa face assidument dans les temps qui viennent afin de n'être pas pris au dépourvus, et ne cédons pas à l'hystérie dans "anti" (anti-vaccination, anti-NOM, etc.) qui sèment le trouble plus que la paix divine.
Chers frères et soeurs,
Voici quelques documents importants à vous communiquer. Il semblerait qu'il y ait un faisceau d'informations concordantes qui corroborent toutes l'idée qu'une mortalité de masse par une pandémie liée à la grippe A/H1N1 soit savamment planifiée pour cette automne par l'OMS, des personnalités politiques de premier plan et des laboratoires pharmaceutiques, avec des conséquences catastrophiques. Voir le contenu de la conférence internationale sur la grippe porcine qui s'est tenue les 19 et 20 août 2009 derniers (voir InternationalSwineFluConference.pdf). On y constate que les autorités se préparent sérieusement à une gestion de crise sans précédent qui pourrait coïncider avec l'avertissement reçu par David Wilkerson en mars dernier (voir DavidWilkerson.doc).
Une autre information extrêmement importante et très encourageante à vous donner est l'appel au jeûne et à la prière lancé par notre frère Georges AUSINA (voir AppelJeune.doc) que nous prenons personnellement très au sérieux. Nous commençons à voir, ces toutes dernières années, un début encore timide d'éveil des consciences face à la pauvreté spirituelle personnelle des chrétiens et collective des églises, et donc face à la nécessité de rechercher le Seigneur comme jamais dans la prière et le jeûne. Ce début bien qu'encore faible vient de plus en plus de directions, et le plus souvent de chrétiens isolés et sans connexion les uns avec les autres.
Ceci est quelque chose de nouveau dans l'Eglise, et contraste avec l'attitude laodicéenne si répandue que l'on trouve dans les faux mouvements de réveil et de prière de masse. Nous devons être très attentifs à ce mouvement encore imperceptible, car l'histoire de l'Eglise nous apprend que de tels mouvements d'abord épars, se manifestant en temps de crise sans précédent, s'amplifient peu à peu, pour donner lieu à un immense besoin humain et une supplication ardente : les hommes crient à Dieu dans la douleur, et commencent à se tourner vers Dieu. Le réveil n'est alors pas loin.
Nous sommes certains, pour notre part, qu'une oeuvre du Saint-Esprit se prépare dans les coeurs. Sachons l'accueillir, nous y soumettre, car une grande opportunité frappe à nos portes.
Bien fraternellement en Celui qui nous aime.
ERM, La sentinelle de Néhémie
PS: Plusieurs textes très encourageants et édifiants ci-dessous:
- un de James Burns, tiré de son livre classique "Revivals Their Laws and Leaders" (1909);
- un texte de J. Lee Grady (2009);
- un texte de Paul Wells.
L'Insatisfaction: Le Signe Précurseur du Réveil
Par James Burns
Dieu a fixé une limite à la décadence de Son Eglise. Quand la nuit atteint son point le plus sombre, l’aube commence à paraître. L’histoire intime des réveils est caractérisée par un profond sentiment d’insatisfaction qui se réveille dans beaucoup de cœurs. Une période de morosité voit le jour, la lassitude et l’épuisement envahissent le cœur, les plaisirs du monde ne donnent plus de satisfaction. Malades dans l’âme, les hommes se tournent dans un soupir vers Dieu. Tout doucement, ils s’éveillent à la prise de conscience qu’en voulant échanger les choses célestes contre des joies terrestres, ils n’ont rencontré que de grandes pertes; que, dans la dégénérescence d’une vision spirituelle, le monde perd la beauté de son âme. Tout doucement, ce mal languissant grandit, le cœur de l’homme commence à crier à Dieu, pour obtenir des certitudes spirituelles et des visions fraîches. A partir d’un désir vacillant au départ, ce mouvement se multiplie alors qu’il prend de l’ampleur, jusqu’à devenir un immense besoin humain ; jusqu’à ce que, dans l’urgence, il semble frapper, avec violence, aux portes même du Ciel.
A l’intérieur de l’Eglise elle-même, également, à travers toutes ses époques de décadence, beaucoup n’ont pas plié le genou devant Baal, beaucoup ont pris le deuil devant sa perte de puissance spirituelle, et n’ont jamais cessé de prier avec ferveur pour un réveil dans sa vie spirituelle. Pendant longtemps leurs prières ne semblent pas trouver d’exaucement, comme si Dieu semblait avoir oublié d’être gracieux. Progressivement, cependant, les nombres semblent augmenter ; la prière devient plus urgente et plus confiante; la condition de l’Eglise, son manque de vie spirituelle, la faiblesse de son témoignage spirituel, le besoin d’un tout nouveau baptême de puissance spirituelle, tout cela devient apparent. Ce besoin pèse de plus en plus sur le cœur des gens pieux. L’aspiration à des choses meilleures devient une intense douleur. Les hommes commencent à se rassembler avec d’autres compagnons pour prier; ils ne cessent de crier à Dieu jour et nuit, souvent avec des larmes, Le suppliant de visiter avec Sa divine puissance les âmes humaines, et de déverser dans les citernes vides une puissante averse de vie divine. Dans beaucoup d’endroits différents, plutôt déconnectés les uns des autres, se réveille cet esprit d’intercession, et avec lui une attente qui ne sera pas refusée, une prémonition que l’aube de jours meilleurs se tient à portée de main.
Ainsi, nous voyons comment, dans de telles conditions, toutes choses semblent s’unir pour réclamer un réveil; les eaux se rétractent au loin, s’amoncellent, écument et s’excitent derrière la barricade. Les temps sont mûrs; l’âme de l’homme, lasse d’avoir erré, crie à Dieu; un esprit d’intense attente, d’insatisfaction par rapport au passé, de recherche fervente concernant l’avenir, s’anime de tous côtés. Une fois de plus, la longue et amère nuit s’est achevée; l’aube est sur le point de naître, car " la pleine manifestation des temps " est arrivée.
Référence: Revivals Their Laws and Leaders (Les Réveils : Leurs Lois et Leurs Initiateurs), James Burns
Un texte récent de J. Lee Grady, éditeur du magazine chrétien Charisma
"Quel était le secret de ces grands personnages chrétiens qui ont laissé leur héritage dans leurs livres ? Ils croyaient que l'humilité, l'altruisme et le sacrifice étaient les vertus suprêmes du voyage chrétien. Ils appelaient l'Eglise à mourir à l'égoïsme, à la cupidité et à l'ambition. Ils savaient ce que signifie le terme "porter un fardeau" pour les âmes perdues. Ils voyaient la gloire du Royaume et exigeaient un total abandon. Ils encourageaient le peuple de Dieu à exercer l'obéissance quand bien même obéir coûte et fait mal. Les cantiques qu'ils ont écrits reflètent un degré de consécration qui nous est étranger aujourd'hui. Ils chantaient d'une conviction déchirante et bouleversante, la puissance de la croix et du sang de Jésus.
"Mon plus grand bien, je le considère comme perte. Rabaisse tout mon orgueil, ne permets pas Seigneur que je me vante. Sauve dans la mort du Christ, mon Dieu !"
La croix n'est même plus mentionnée dans de nombreuses églises aujourd'hui. Le sang de Jésus est esquivé pour ne pas courir le risque d'offenser des gens de passage. Et la louange est très souvent un spectacle parfaitement rodé et bien orchestré, mais contenant si peu de substance… Nous pouvons certes faire du bruit, mais le cœur n'y est pas… les larmes non plus. Les livres achetés par les chrétiens d'aujourd'hui ne parleront pas de brisement. Nous ne sommes pas intéressés par une vie qui pourrait signifier souffrance, patience, châtiment ou discipline du Seigneur. Ce que nous voulons, ce sont nos bénédictions… et nous les voulons maintenant ! Pour cela, nous recherchons un style chrétien de développement personnel spiritualisé, rapide et sans peine. Nous roulons à vide. Nous pensons être évolués comme les Laodicéens, nous sommes en fait pauvres, aveugles et nus. Nous avons un urgent besoin de revenir à notre premier amour mais nous ne savons pas par quel moyen. Ces voix du passé nous aideront à trouver le chemin.
Je me suis senti poussé récemment à lire les ouvrages de Ravenhill, Ten Boom, Murray et Spurgeon. J'ai également redécouvert la richesse des vieux cantiques que j'avais laissés de côté il y a des années - je pensais que ce qui était vieux ne pouvait amener une nouvelle onction. Je désire piocher dans ces trésors enfouis. Nous ne pourrons pas atteindre efficacement notre génération si nous ne retrouvons pas la valeur de l'humilité, du brisement, de la consécration et des efforts consentis par nos pères spirituels qui considéraient toutes ces choses comme faisant partie du christianisme normal." - J. Lee Grady, éditeur du magazine chrétien Charisma (transmis par Blog Dei).
Le Réveil : Quand et Comment?
Une Réflexion sur le Réveil
Par Paul Wells (*)
Les réveils se font rares dans le protestantisme en Occident depuis trop longtemps… Est-ce que cela nous interpelle ? Que devrions-nous en penser ?
Un réveil est nécessaire après un état de sommeil ou de lassitude. Il se manifeste par une reprise d’activité empreinte de plus ou moins de vigueur. Une équipe jugée inerte au début d’une compétition peut finalement se réveiller et gagner !
Dans le domaine spirituel, le mot " réveil " concerne les individus ou les communautés. Sous l’influence de l’Esprit, une vitalité nouvelle se produit et l’inactivité, l’indifférence et le laxisme font place à un enthousiasme porteur de projets nouveaux. Pendant les périodes de sommeil, rien ne se passe ; avec le réveil, c’est-à -dire avec la conscience vive de la présence de Dieu, le désir et la vision d’accomplir de grandes choses en Son nom surgissent et stimulent l’esprit d’entreprise.
Les Eglises ou les personnes spirituellement mortes ne connaissent pas de vrai réveil spirituel, car il n’y a en elles aucune vie à réveiller. Elles ont seulement besoin d’une vie nouvelle. Dans un réveil, la vie, présente mais inerte, s’embrase soudainement et se concrétise dans un témoignage rayonnant. Le réveil touche, d’abord, la vie intérieure d’une communauté croyante et peut s’étendre, par la suite, par la conversion de personnes périphériques ou des non-croyants. C’est uniquement par le renouveau des individus et le grand nombre de ceux-ci que le réveil peut arriver à atteindre la vie d’une société, comme cela s’est produit, au XVIIIe siècle, dans l’Europe protestante et en Amérique du Nord.
L'anti-routine
Ainsi, il y a réveil lorsque le Saint-Esprit accomplit une œuvre extraordinaire parmi les croyants. Illuminés par la grandeur de Dieu, Sa patience et Sa grâce, convaincus, comme au premier jour, de Sa vérité et touchés au plus profond d’eux-mêmes par Son amour, les fidèles accomplissent un service et rendent un témoignage en plein essor, lesquels rompent avec la vie ordinaire de l’Eglise… Le réveil, c’est l’anti-routine de l’institution ecclésiastique, c’est ce qui interrompt son ronron.
Dire d’une personne ou d’une Eglise qu’elle a besoin d’être réveillée implique un jugement négatif sur un " vécu " présent par rapport à un idéal, ou une expérience passée, ou un modèle biblique comme celui de la Pentecôte. Ce jugement négatif est, cependant, tempéré par la crainte des excès de zèle, voire des débordements difficiles à contrôler, qui ont parfois caractérisé les réveils du passé. Aussi la question est-elle posée : la notion de réveil est-elle biblique ? Selon les tempéraments ou les expériences personnelles, on hésitera à répondre nettement et on préférera le terme de " réforme " à celui de " réveil, " comme si la Réforme n’avait pas été le plus grand réveil de l’histoire de l’Eglise chrétienne !
Le peuple de Dieu, tout au long de l’Ancien Testament, a connu des renouveaux sous l’influence des prophètes et de leaders fidèles comme les juges. Un des textes les plus évocateurs à ce sujet est celui d’Esaïe 63.15-64.11, qui rend compte des errements du peuple loin de Dieu, de Sa patience ; il exprime aussi l’aspiration humaine que l’on trouve à l’origine de tout renouveau religieux :
" Ah! Si tu déchirais les cieux et si tu descendais, les montagnes s’ébranlerait devant toi " (63:19). Le réveil biblique est lié à l’ardeur avec laquelle on l’attend. Dans le Nouveau Testament, les Eglises de l’Apocalypse semblent avoir assez vite perdu le souffle de la Pentecôte (Apocalypse 2:3) et sont exhortées à retrouver leur premier état, c’est-à -dire une vie saine de l’Eglise selon le modèle des Actes. Actes 3 décrit l’événement de la Pentecôte comme une grande conversion du peuple de Dieu et laisse supposer que des périodes de " rafraîchissement " analogues interviendront jusqu’au jour où Jésus reviendra. " Repentez-vous et convertissez-vous pour que vos péchés soient effacés, afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’Il envoie Celui qui vous a été destiné, le Christ-Jésus. C’est Lui que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de tout… " (Actes 3:19-21). Ce texte laisse entrevoir que, dans le futur et jusqu’à la fin des temps, des renouveaux se produiront, des moments où l’Evangile sera proclamé non seulement en paroles " mais aussi avec puissance, avec l’Esprit Saint et une pleine certitude." (1 Thessaloniciens 1:5) comme c’était le cas durant le ministère de l’apôtre.
Ces textes suggèrent qu’il y aura des moments où le peuple de Dieu vivra dans l’oubli et dans l’ignorance de la puissance de la vérité, qu’il y aura des temps où la conversion sera nécessaire et où il faudra chercher à nouveau la présence du Seigneur. L’Eglise a connu des hauts et des bas, mais Dieu est intervenu pour la maintenir en vie. C’est à ces moments extraordinaires que sa vie est spirituellement renouvelée et qu’elle progresse dans son témoignage. Un champ a besoin d’une pluie régulière, mais un arrosage d’appoint favorise une récolte plus abondante. Les réveils sont le résultat de cette intervention de Dieu lorsqu’il inonde Son peuple de bénédictions.
Attente et prière
Le réveil est la conséquence d’une attitude d’attente et de prière "par l’Esprit," c’est-à -dire une prière constante (Ephésiens 6:18), en forme de lutte avec Dieu dans la nuit des incertitudes, comme celle de Jacob, afin de recevoir une bénédiction. Mais le surgissement du réveil ne dépend que de Dieu et de Son intervention, qui est inattendue et, quelquefois, inespérée. Les endroits où les réveils se produisent, par l’ironie de Dieu, sont souvent des lieux sans prestige, inconnus. Non pas Notre-Dame-de-Paris, l’Abbaye de Westminster ou St-Pierre-de-Rome, mais Wittenberg, Cambuslang en Ecosse, les vallées minières du Pays de Galles, Northampton dans la Nouvelle Angleterre, les bourgades de la Drôme ou des Alpes, Séoul et des îles perdues en Indonésie.
Ainsi les réveils soulignent l’impuissance de l’homme seul, même s’il se pare des apparences magnifiques du formalisme religieux. S’il recherche Dieu, il peut s’attendre à de grandes choses. En conséquence, il est clair que les tentatives faites pour organiser et programmer des réveils depuis plus d’un siècle se sont fourvoyés. Entre le "réveil" et le "revivalisme" qui s’efforce d’organiser l’intervention divine par des campagnes et des statistiques, il existe une différence majeure. Le réveil est inattendu. L’homme ne peut ni le commencer ni l’arrêter : il est une manifestation de la puissance de l’Esprit. L’Eglise est incapable de provoquer un réveil, mais elle peut en favoriser la venue en remplissant deux conditions : l’attendre avec ardeur dans la prière et veiller à ce que l’enseignement qu’elle dispense et sa prédication honorent la croix du Christ. Cela se vérifie historiquement. En tant que fidèles, il nous appartient donc de bien prendre la mesure de notre responsabilité individuelle et collective.
Notes:
- Paul Wells est professeur de théologie systématique à la Faculté Libre de Théologie Réformée d’Aix en Provence.













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