Il parait que le procès de la journaliste soudanaise Lubna Ahmed Hussein a suscite colère et inquiétude chez de nombreux Tunisiens. Féministes, Défenseurs des Droits de l’Homme, journalistes et intellectuels ont fait part de leur inquiétude après la condamnation de Hussein, qui risque quarante coups de fouets si elle est reconnue coupable d'avoir porté des pantalons et d'avoir ainsi "offensé la décence publique” aux termes du Code pénal soudanais. Elle avait été arrêtée le 3 juillet dernier dans un restaurant de Khartoum en compagnie de dix-huit autres femmes après que la police fut arrivée et eut vérifié la manière dont elles étaient habillées.

Cette affaire s'est transformée en une affaire d'opinion publique en Tunisie et continue d’attirer plus de sympathisants, hommes et femmes, et surtouts des « militantes des droits des femmes ». (...) Les 40 coups de fouet sont un châtiment barbare. N'étant pas sadique, ce n'est pas ce qui m'a fait rire. Je m'explique.

J'ai d'abord calculé la distance entre Tunis et Khartoum: 4220 kilomètres. Puis j'ai essayé de m'expliquer cette apparition soudaine des « humanistes Tunisiens » inquiets par ce qui se passe à 4220 kilomètres de chez eux. Où étaient-ils récemment lorsqu'une journaliste palestinienne, Asma'Al-Ghoul, âgée de 27 ans, connue pour ses écrits prolaïcité et son dédain farouche du hijab, a été arrêtée et torturé par la police du Hamas ?

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