La "star" s'est défigurée pour fuir la réalité de la créature divine en elle

NDLR: Une analyse signée du député Christian Vanneste, suivie d'un article sur la conversion de l'artiste à l'Islam. Le monde bâtit un mausolée pour ses idoles. Mais qui songe à dire la vérité, le drame vécu par cet homme abusé verbalement et traité de "négro" (insulte suprême que les Noirs américains utilisent entre eux pour désigner l'Africain typé aux grosses narines) par son propre père durant son enfance. Témoin de Jéhovah converti tout récemment à l'Islam et même adepte de la... burka, Michael Jackson est, selon les dires de son propre frère Jermaine Jackson, mort en bon musulman (voir ci-dessous).

Michael Jackson ou une vie consommée…

La mort de Michael Jackson fait apparaître un visage dans un miroir. On revoit un enfant à la voix superbe et au regard plein de joie de vivre, puis celui d’un jeune danseur exceptionnel. Progressivement, le visage se déforme, le message se trouble, le geste se fait provoquant. Mais, c’est parce que l’ambigüité et la transgression sont devenues des appels puissants à expérimenter, à consommer.

Une vie pleine d’atouts, de talents, de grâce, a été dévorée par la double mâchoire des rêves de pacotille et des rapacités du showbiz et d’une certaine médecine. Ainsi apparaît ambivalente à mes yeux l’image de Michael Jackson : elle est d’abord celle du jeune artiste noir qui atteint le sommet et montre que cela est possible aux États-Unis. Elle est aussi celle d’une société où à force de croire que tout est possible on finit par ne plus savoir qui l’on est. Michael Jackson, c’est le rêve américain que « l’ubris », la démesure de cette civilisation transforme en cauchemar. Son destin rejoint celui de James Dean, Maryline Monroe, Elvis Presley. Peut-être en face de ces demi-dieux, de ces stars qui incarnent les mythes de l’Amérique, l’Europe doit-elle se souvenir qu’elle a été le berceau d’une civilisation de la mesure et de l’équilibre, même si plus d’une fois, elle a trahi cette vocation.


Michael Jackson est mort en musulman

Il y a un point que des médias occidentaux ne vont pas mettre en avant, c’est la conversion à l’Islam de Michael Jackson, l’artiste le plus connu au monde. Le roi de la pop music, le plus vu sur scène au monde, est mort ce jeudi 25 juin en musulman. «Qu’Allah soit avec toi, Michael, toujours», c’est avec une grande émotion que le frère du chanteur et porte-parole de la famille, Jermaine Jackson, converti à l’Islam, a salué dans un ultime adieu l’artiste de génie, qui a bouleversé le style musical au XXe siècle après Elvis Presley et les Beatles. Avec ses frères, il forma très jeune le groupe mythique des «Jackson Five». Avant Barack Obama et d’autres figures noires, par la musique, Jackson a ouvert la voie au droit à la différence et a contribué à faire reculer le racisme aux USA. Tout comme James Dean a porté aux nues l’image de l’acteur moderne, il a inventé l’image moderne de l’artiste chanteur-danseur transracial et transculturel. C’était cela son génie et sa «folie» d’artiste. Avec ses qualités et défauts humains, il a eu une vie fragile et stressante, ravagée par le système capitaliste de l’industrie du spectacle et les lumières scéniques aveuglantes. Il a été terrassé par une crise cardiaque à 50 ans, alors qu’il se préparait à un retour exceptionnel sur scène cet été à Londres.

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