Grand absent du Second Congrès National d'Ethique, le Parti Républicain Chrétien (PRC) peine toujours à rassembler sous sa bannière ceux qui se réclament de la foi évangélique.

Après la défection de son Secrétaire Général et l'annonce qu'il ne présenterait pas, par manque d'argent, de candidat aux élections Européennes, le PRC continue dans une logique jusqu'au-boutiste du "tout ou rien", assurant reculer pour mieux sauter, en 2010, le pas des élections régionales.

Pour autant, cette ambition clairement avouée de devenir "le plus grand parti de France" pèche non seulement par manque de stratégie politique (les adhérents ne sont invités à reporter leur voix, en l'absence de leurs représentants au scrutin du 7 juin 2009, sur aucun candidat - autrement dit, le PRC ne se reconnaît solidaire d'aucun de ceux avec qui, pourtant, il devrait faire front commun) mais également par un amateurisme certain en matière de théologie et de sciences humaines.

Ce choix délibéré d'investir ses efforts et sa communication vers la nouvelle vague évangélique est une stratégie qui ne paye manifestement pas, au sens propre comme au figuré. Gageons que le temps de désert dans lequel s'engage la Parti, après le tollé suscité par le soutien maladroit au nouveau "président" Malgache, sera mis à profit pour revoir ses fondements Bible en main et chercher auprès de ses aînés la sagesse qui lui fait peut-être défaut.