Pour faire suite au débat précédent que certains jeunes manipulés par les médias écartent d'un revers de main avec des cris et des insultes, il me semble important de leur montrer comment, sans s'en rendre compte ils sont influencés. Certaines réalités qui font leur quotidien et constituent le fondement de leur "culture" sont fausses. Non, il n'est pas conforme à l'Esprit de Dieu, à l'Esprit de vérité qui était en Jésus-Christ, de s'y soumettre même pour "évangéliser". Nous produirions alors des sous-chrétiens, infectés à la racine par "l'esprit de Babylone" (ou la mondanité si vous préférez). Voici une éloquente vidéo d'une minute qui montre comment la publicité fabrique, avec quelques jeux de lumière, du maquillage, un coiffeur et le logiciel Photoshop, des images fantasmatiques de filles qui n'existent pas et servent à des fins commerciales.

L'homme fabrique de toutes pièces ces images pour hanter et posséder l'être humain par la porte des yeux, ce que l'apôtre Jean nomme "la convoitise des yeux", pour l'objectif sournois de vendre quelque chose: sortir de Babylone, comme nous le commande l'Esprit de prophétie, implique aussi nous détacher, jeûner de ces images fausses et ne plus les laisser avoir d'écho en nous.

Je rappelle que ces images, loin d'être innocentes, sont perverses et destructrices pour ceux qui ne sont pas éduqués à les lire et les décoder. Combien de suicides, de mutilations par refus de vieillir et par conformisme au "jeunisme" ambiant, combien d'anorexies ces images ont elles produit ? Dieu seul le sait. L'être humain, dans le monde Occidental, est bombardé par 3000 de ces écrans publicitaires chaque jour qui lui présentent des "stars" factices. Plusieurs d'entre elles (dont Mmes Belluci, Viard ou Adjani) ont accepté de poser sans l'artifice du maquillage, dévoilant leurs rides à un magazine féminin. En tous les cas, les Britanniques eux sont des millions à avoir apprécié cette moderne "Gédéon", renversant en direct à la télévision le pieux de l'idolâtrie sexuelle.

On pourrait également, dans une certaine mesure, appliquer ce raisonnement aux sons - ces vibrations de l'air dont notre époque se sent obligée de meubler de plus en plus le vide effrayant du silence... "Tout le malheur de l'homme", disait Blaise Pascal, "vient de ce qu'il est incapable de rester avec lui-même une heure en silence. Il lui faut se divertir pour ne pas se convertir." Nous pourrions mentionner les "basses" qui saturent l'air dans la musique "loud", et peuvent modifier les comportements. Nous pourrions parler des voix des femmes qui, dans le monde du travail et pour asseoir leur autorité, sont obligées de devenir plus graves, et aussi comment nous devenons de plus en plus incapables - ainsi que me le faisait remarquer mon épouse professeur de chant - de chanter dans leur tonalité les anciens cantiques. Toute notre société semble muer vers les basses, abandonnant une partie de ses aigus (la numérisation en 44khz consistait en un écrètage des ultrasons et des infrasons, un "meurtre musical" pour le puriste) ... et de sa poésie. Nos églises, au contraire de ce qu'avait institué la Réforme, ne font plus forcément chanter l'assemblée, mais se calquent sur la "moins paresseuse" des voix dont nous avons fait notre porte-drapeau, notre "chantre". Nous nous cachons tous derrière cette voix qui nous guide équipée du micro: c'est aussi une idolâtrie dont nous devrions nous défaire, puisque souvent cette voix nous conduit à chantonner derrière elle une chanson à la mode, calibrée sur son timbre de voix "agréable", mais torture pour certains. La technique ancienne de chorale à quatre voix avait pour but de permettre à CHACUN de poser la sienne...

Dieu ne recherche ni la beauté ni la perfection dans le chant. Il suffit de voir le travers commun chez ceux qui y excellent: un désir "jézabélien" de prédominance et d'orgueil. Ce que Dieu veut, c'est "la vérité dans l'homme intérieur", la vérité du coeur et donc la vérité... du choeur !

Mais revenons à nos images ou à nos "icônes" et méditons ce que dit l'apôtre Jean dans le second chapitre de sa première épître:

Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin. N'aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est point en lui; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l'orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. Petits enfants, c'est la dernière heure, et comme vous avez appris qu'un antéchrist vient, il y a maintenant plusieurs antéchrists: par là nous connaissons que c'est la dernière heure. Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n'étaient pas des nôtres; car s'ils eussent été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous, mais cela est arrivé afin qu'il fût manifeste que tous ne sont pas des nôtres. Pour vous, vous avez reçu l'onction de la part de celui qui est saint, et vous avez tous de la connaissance. Je vous ai écrit, non que vous ne connaissiez pas la vérité, mais parce que vous la connaissez, et parce qu'aucun mensonge ne vient de la vérité.

Je terminerai en exhortant nos jeunes à ne pas copier ce monde pour s'y conformer, mais à écouter la voix "qui vient du ciel", qui communique un Esprit nouveau, une vision nouvelle, un modèle et des normes nouvelles. Le texte ci-dessous est tiré de l'apocalypse de Jean, chapitre 18. Notez bien dans l'énumération des marchandises vendues par la prostitution de Babylone, la position occupée par l'Homme: il est en dernier dans la liste des préoccupations.

Et j'entendis du ciel une autre voix qui disait: Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n'ayez point de part à ses fléaux. Car ses péchés se sont accumulés jusqu'au ciel, et Dieu s'est souvenu de ses iniquités. Payez-la comme elle a payé, et rendez-lui au double selon ses oeuvres. Dans la coupe où elle a versé, versez-lui au double. Autant elle s'est glorifiée et plongée dans le luxe, autant donnez-lui de tourment et de deuil. Parce qu'elle dit en son coeur: Je suis assise en reine, je ne suis point veuve, et je ne verrai point de deuil! A cause de cela, en un même jour, ses fléaux arriveront, la mort, le deuil et la famine, et elle sera consumée par le feu. Car il est puissant, le Seigneur Dieu qui l'a jugée. Et tous les rois de la terre, qui se sont livrés avec elle à l'impudicité et au luxe, pleureront et se lamenteront à cause d'elle, quand ils verront la fumée de son embrasement. Se tenant éloignés, dans la crainte de son tourment, ils diront: Malheur! malheur! La grande ville, Babylone, la ville puissante! En une seule heure est venu ton jugement! Et les marchands de la terre pleurent et sont dans le deuil à cause d'elle, parce que personne n'achète plus leur cargaison, cargaison d'or, d'argent, de pierres précieuses, de perles, de fin lin, de pourpre, de soie, d'écarlate, de toute espèce de bois de senteur, de toute espèce d'objets d'ivoire, de toute espèce d'objets en bois très précieux, en airain, en fer et en marbre, de cinnamome, d'aromates, de parfums, de myrrhe, d'encens, de vin, d'huile, de fine farine, de blé, de boeufs, de brebis, de chevaux, de chars, de corps et d'âmes d'hommes.

Merci au jeune Stéphane K. (blog "Tout 2 Dieu") qui m'a aidé dans la rédaction de cet article.