Le buzz Susan Boyle : L'incroyable talent d'une chômeuse Britannique de 47 ans
DailyMotion
Posteur: nicolas | 18 avr 2009 à 09:40 | 144 mots | lu 4713 fois | 15 commentaires
NDLR: Chômeuse, jamais mariée, 47 ans et une voix incroyable : elle a subi les moqueries et le cynisme des marchands de "viande sexy" pour connaître son heure de gloire. Cette apparence trompeuse ne vous rappelle-t-elle pas quelqu'un?
Susan Boyle, modeste candidate écossaise de 47 ans, est devenue une star outre-Manche en participant à l’émission «Britain got talent», équivalent de notre «Nouvelle star», donnant une belle leçon d'humilité et de respect à la télévision britannique...
Quelle sacrée raclée à la face de tout ce joli monde du showbizz, en effet marchand de "viande sexy" !... La pauvre Susan Boyle n'a en effet rien d'un symbole sexuel. Mais cette silhouette "ingrate" cachait un trésor extraordinaire. Dès qu'elle a ouvert la bouche, tout le monde a été confondu...
Oui, cette histoire est comme une parabole sur l'apparence et ses bonnes et mauvaises surprises. Une parabole sur le "délit de sale gueule"...
Oui, un Autre aura subi les mêmes outrages quelque 2000 ans auparavant :
"Il s'est élevé devant lui comme un rejeton,
Comme une racine qui sort d'une terre assoiffée ;
Il n'avait ni apparence, ni éclat
Pour que nous le regardions,
Et son aspect n'avait rien pour nous attirer.
Méprisé et abandonné des hommes,
Homme de douleur
Et habitué à la souffrance,
Semblable à celui devant qui l'on se voile la face,
Il était méprisé,
Nous ne l'avons pas considéré." (Esaïe 53:2-3)
Prions maintenant que cette femme ne se laisse pas emporter dans la tornade médiatique et qu'elle préserve ce trésor pour le mettre au service du Royaume de Dieu. Oui, Seigneur, place de Tes serviteurs sur son chemin pour qu'elle continue d'étonner et de confondre les orgueilleux pour la seule gloire du Nom de Jésus-Christ.
Ouais!!! Bien belle leçon pour tous ces moqueurs!!! Pour tous ceux qui regardent seulement à ce qui frappe les yeux!!! Après tout, c'est un concours de chant, non? Pas de Miss ou de mannequins!!!
La chair de poule j'avais!!!
Susan Boyle est une catholique pratiquante qui chante dans le choeur de son église, visite les malades et s'occupe des personnes âgées : www.leforumcatholique.org...
L'émotion est encore plus belle lorsqu'on sait que la chanson interprêtée est celle de Fantine des Misérables en français "j'avais rêvé d'une autre vie", je ne sais pas qui l'a écrite mais l'esprit de Victor Hugo a été respecté sur les sentiments éprouvés par la mère de Cosette, ce qui me fait penser aussi à Jésus écrivant sur le sol avec la dame pêcheresse, ne jamais juger sur des apparences ou sur des fautes car le Seigneur non seulement pardonne mais avant tout donne.
"...donnant une belle leçon d'humilité et de respect à la télévision britannique..." = et au monde entier, nous y compris. J'aime Dieu qui peut prendre un petit berger et le mener au trône d'Egypte.
Je suis désolé mais je vais aller à contre courant de l'enthousiasme général.
Ma première réaction avait été celle de beaucoup ici: belle leçon d'humilité,et pourquoi pas belle revanche des moins beaux et moins belles qui ont néanmoins autant de talent (et parfois plus) que les représentants stéréotypés (oui je sais,on dit "formatés") de la Babylone moderne imposée par les médias.
Je ressentais toutefois comme une certaine gêne en me disant:"et si on était dans un cas typique de fausse humilité..."
Et soudain,en revenant de mes visites à des malades,j'apprends que Susan Boyle fait la même chose,et qu'elle est de plus "catholique pratiquante".
Alors,ma gêne s'est transformée en malaise.
Quand un ou une malade me parle de musique,de sport,ou de Sarkozy (c'est à la mode),j'écoute parce que comme on dit "on est quand même humain".
Cette compassion humaine est naturelle et d'ailleurs pratiquée par bon nombre d'incroyants,et c'est tant mieux .
Mais la compassion de Dieu va aux âmes perdues.
C'est pourquoi après avoir écouté,je parle...et je prêche Jésus,le Christ,crucifié.
Ma question est donc:pourquoi cette "chrétienne",qui devrait être "disciple de Christ",n'a-t-elle pas profité de cette extraordinaire occasion,devant des millions de téléspacteurs,pour proclamer sa foi en Christ?
On écrit ici qu'elle a "fait mention de Dieu",oui mais lequel?
On se réjouit ailleurs qu'elle ait utilisé un texte dans "l'esprit de Victor Hugo" qui "fait penser aussi à Jésus"...et je m'inquiète.
Moi je dis (oui,j'ai dit "moi je") que si on a cru sortir un instant du système babylonien,on est bel et bien resté dans le "mélange",l'église de Pergame,celle des "gens attachés à la doctrine de Balaam",celle du mélange dans la chrétienté à partir du IVème siècle.
Je ne souhaite aucun mal à ces gens-là,d'autant plus que c'est auprès d'eux que je prêche,mais je voudrais avertir parce qu'on a déjà connu cette séduction:les moins jeunes se souviennent peut-être de Soeur Sourire et de son "Dominique,nique,nique",première au hit-parade américain.
Combien de personnes a-t-elle amené à Jésus-Christ,et pourquoi a-t-elle sombré dans l'alcoolisme? Idem pour le Père Duval.
On ne peut que prier pour cette Susan,mais aussi pour ses auditeurs.
Au moment où l'on s'en prend,avec raison,au star système chrétien,il serait bon de n'oublier personne.
Pour le post 9, je ne suis pas sûr qu'il faille faire passer Susan Boyle sur le grill de l'orthodoxie évangélique et la jeter ainsi en pâture à un sanhédrin tout disposé, comme toujours, à crucifier tous ceux qui ne rentrent pas dans le "moule". Ce n'est pas le sujet de l'article.
Cet article est comme une parabole sur l'aspect trompeur des apparences, point-barre. N'allons pas encore chercher la petite bête. Parce que des petites bêtes, nul n'est besoin d'aller les chercher sur cette femme. Nos chères églises évangéliques en sont suffisamment bourrées comme ça, et on ferait mieux d'abord de passer l'insecticide du Saint-Esprit sous nos portes. On en a bien besoin...
Cela dit, prions pour cette femme, afin qu'elle ne se laisse pas infester et instrumentaliser par la perversion du monde du showbizz. Et que le Seigneur la garde en dépit de ses "erreurs doctrinales".
Il ne s'agit pas ici de "chercher la petite bête",elle est suffisamment grosse pour être facile à trouver (même "sous nos portes",comme vous dîtes).
"Passer Susan Boyle sur le grill de l'orthodoxie évangélique et la jeter ainsi en pâture à un sanhédrin tout disposé...à crucifier..." sont vos termes,pas les miens,et vous risquez de trahir ma pensée.
"Ce n'est pas le sujet de l'article"?Peut-être,mais j'ai le droit de me souvenir de précédents fâcheux,quand nous n'avions pas internet.Par ailleurs,relisez-vous (j'apprécie souvent vos commentaires),et vous pourrez me jeter la première pierre.
Enfin vous savez que le jugement de Dieu commence par son Eglise.J'ajoute au passage ce lien:
Le tronc commun de toutes ces émissions se construit sur le narcissisme et fait souvent penser à cette chanson :
« Parlez-moi d’moi , y a qu’ça qui m’intéresse , parlez-moi , parlez-moi d’moi . »
Quelque soit la sympathie que l’on peut avoir pour cette femme , le principe de l’émission n’y échappe pas et sa participation ,non plus. Pour y échapper , il faudrait pouvoir échapper à soi , à ce que l’on est de sa naissance à sa mort et dans l’intervalle à l’interprétation du monde environnant ou tout s’articule à partir de soi . Pour y échapper , il faudrait être mort à soi ,à ses ambitions ,les aspirations de sa volonté propre et ainsi s’extraire de cette malédiction qui alimente les modes de pensée ,motivations et affections .
Le problème c’est que réclamer sa mort est contre nature parce que , justement ça touche à soi . Le seul remède , c’est d’être touché par plus grand que soi , par l’amour d’un Sauveur brisant le cercle vicieux du narcissisme , pour passer du :parle-moi d’moi au parlez-moi d’Lui .
Cet amour qui terrasse le moi pour le relever en Lui . Seul , cet amour peut sonder les profondeurs de l’âme , en révéler les zones d’ombre et l’en délivrer .
C’est tout le mal que je souhaite à cette brave femme , qui portée par des affections narcissiques , ne demandant qu’à être reconnue ,sans doute après avoir été tant rejettée,s’en trouve aujourd’hui récompensée par un système qui ne demande qu’à s’en nourrir jusqu’à l’excès tant que la demande portera ce qu’elle aura à offrir .
Mais le grand vainqueur dans l’histoire , c’est toujours le système ,qui se nourrit de proies afin de vendre des émotions illusoires ,poussant dans certains cas le cynisme jusqu’à vendre ,en direct , leur mort médiatique , lorsque les lumières s’éteignent , les immolant sur l’autel des idoles consentantes.
L’émotion est légère souvent frivole et volatile ,elle sait aussi être mortifère .
Bonjour Domy,
"Parlez moi de Lui" chantait Claude Kim il y a quelques années.
Également auteur de la chanson sur les pèlerins d'Emmaüs qui m'avait beaucoup marqué!
"...ne serait-il qu'une mode passagère
démodée maintenant sur terre?
Parlez moi de Lui
Parlez moi de Lui..."