Le fondateur de Portes Ouvertes, frère André, a lancé un défi aux 3.000 participants du congrès Mission-Net qui s'est tenu du 8 au 13 avril à Oldenburg, en Allemagne. Il les a encouragés à vaincre leur aversion pour la communauté musulmane et à les aimer comme Christ les aime. Pour lui, ISLAM signifie "I Sincerely Love All Muslims" : J'aime Sincèrement Tous les Musulmans.

A 80 ans passés, le célèbre "contrebandier de Dieu" n'a rien perdu de sa passion pour atteindre ceux qui sont perdus. Pour lui, la clef pour impacter le monde musulman est l'humilité:
"Nous devons y aller dans une attitude humble. Lorsque je vais dans des universités musulmanes en Iran, en Libye ou chez le Hamas, je leur demande pardon car nous ne les avons pas aimés comme Jésus nous a commandé de le faire. Nous ne les avons pas aimés suffisamment pour leur partager l'amour du Christ. Nous les avons laissés dans l'abandon total. Leur déshérence en a fait des fondamentalistes et des fanatiques."

"Je crois que c'est notre faute et pas la leur", a continué frère André. "C'est ma conviction personnelle. Quand je vais là-bas, je ne demande pas pardon pour le comportement de l'Occident, parce que le leur n'est pas meilleur et là n'est pas le problème. C'est une affaire personnelle. Jésus m'a transformé. Il veut te transformer toi. Seule une personne transformée par Dieu pourra faire la différence dans le monde et le rendre meilleur petit à petit."

Frère André s'est réjoui du congrès Mission-Net, regrettant qu'il n'ait lieu qu'une fois tous les 2 ans : "Ce congrès devrait avoir lieu dans des endroits différents en Europe chaque année car nous, l'Eglise, avons négligé notre jeunesse. Les jeunes sont confrontés à trop d'alternatives faciles. Ici, ils sont confrontés avec le bon choix : une vie radicale et non fanatique pour Jésus-Christ. Et cela signifie que je suis prêt à donner ma vie pour vous, comme Jésus l'a fait. Etes-vous prêts à marcher dans ses pas?"

Il décrit ainsi le principal défi des chrétiens en Europe concernant l'Islam: "Le fossé culturel entre les musulmans et nous semble se durcir. Parce que nous les félicitons rarement, nous les acceptons difficilement. Nous exigeons qu'ils s'intègrent, mais nous devons les accepter comme ils sont, devenir leurs amis, les aider à apprendre notre langue, les amener faire leurs courses. Simplement par de petites choses. Mas au moins faisons-leur des compliments. Les gens en Hollande ne le font pas. Nous devons les accepter avant de les intégrer. Alors peut-être, après un moment, nous pourrons partager Jésus en paroles après l'avoir partagé par notre attitude."