La fronde au sein de la majorité a payé : le projet gouvernemental sur le statut du beau-parent qui devait être présenté à la fin mars au plus tard (voir notre article de fond du 16 février 2009), ne le sera finalement qu'à la fin de l'été voire à l'automne. La contestation politique qui, apparemment avait conduit le Président de la République à exiger la solidarité du ministre du Logement avec ce projet, a fini par dissuader le Gouvernement de se précipiter. Le Président Sarkozy avait annoncé début février la création d'un statut du beau-parent. Le projet devait être présenté au Parlement à la fin du mois de mars. Sa finalité officielle était de faciliter pour un enfant l'administration d'actes de la vie courante par les conjoints de ses parents divorcés, gain bien minime et non demandé par les parents. La mesure se justifierait par l'adaptation à l'évolution de la société.
Les vrais motifs du projet mis en lumière
L'orientation du projet était discernable et GayLib, le lobby homosexuel associé à l'UMP, s'en était félicité ; mais encore fallait-il que la critique soit audible de tous. C'est à ce travail que s'attelèrent le ministre du Logement, Christine Boutin (FRS), des élus de droite, parlementaires ou non, associés à l'UMP dont Philippe de Villiers (MPF), Christian Vanneste (CNI) et même des parlementaires de l'UMP. Mme Boutin prévint qu'elle refuserait « que l'on reconnaisse l'homoparentalité et l'adoption par les couples homosexuels de façon détournée, en le glissant dans une loi sur le statut du beau-parent. Les enjeux pour les enfants comme pour les parents sont suffisamment conséquents pour qu'ils soient abordés de façon franche et débattue. » Le MPF mit en garde contre une fragilisation de la famille « introduite avec le statut du beau-parent qui n'a qu'un seul but : créer une situation irréversible pour reconnaître de facto et de droit l'adoption d'enfants par des couples du même sexe » et rappela les dangers de ce projet « dans une société qui perd peu à peu l'ensemble de ses repères alors qu'il conviendrait au contraire de mettre en œuvre une grande politique familiale » : « L'enfant a besoin de deux parents de sexe différent pour son épanouissement. »













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