
Selon un rapport confidentiel, ces groupes, structurés ou informels, rassemblent près de 2 500 individus.
Alors que la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, veut créer un fichier des bandes violentes, un rapport de la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP) dresse un bilan édifiant. Intitulé «Phénomène de bandes, état des lieux», ce document de 30 pages établi par la sous-direction de l'information générale (SDIG, ex-RG) est un modèle du genre. D'abord parce qu'il est la synthèse d'informations puisées du terrain, département par département, quartier par quartier. Cette moisson de renseignements, menée de septembre à décembre dernier, a été mise à jour au début du mois. L'instantané est saisissant : pas moins de 2 453 individus composent les noyaux durs des 222 bandes recensées. Seulement 21 % d'entre elles sont enracinées en province, où la campagne demeure encore épargnée. Les 79 % restants prospèrent dans les cités sensibles de la région parisienne, et notamment dans l'Essonne et la Seine-Saint-Denis.













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