Je suis perplexe.

Depuis quelques jours j’attends un article, une réaction, sur cette affaire du Brésil ou une mère vient d’être excommuniée pour avoir fait avorter son enfant de 9 ans, enceinte de jumeaux suite au viol perpétré par son beau-père, et dont l’accouchement risquait de lui faire perdre la vie.

Silence sur blogdei…..

J’ai lu des condamnations de Mahomet qui avait épousé une enfant de neuf ans, mariage consommé, ayant donc eu des relations sexuels avec une enfant de neuf ans. Beaucoup semblaient alors horrifiés. Dans ce cas rien. Serait ce parce qu’il n’y a pas eu mariage, mais seulement viol ? serait ce parce que cela se passe dans un milieu chrétien ? (eh oui les catholiques font partie de la famille chrétienne).

Où alors serait ce en rapport avec ce passage de la Bible qui m’est venu immédiatement en tête quand j’ai entendu cette affaire : Jean 8.3-9

« Alors les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère; et, la plaçant au milieu du peuple, ils dirent à Jésus: Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère. Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes: toi donc, que dis-tu? Ils disaient cela pour l'éprouver, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus, s'étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Comme ils continuaient à l'interroger, il se releva et leur dit: Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. Et s'étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre. Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu'aux derniers; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu. »

Pour ceux qui ne comprendraient pas pourquoi Jésus dit cela , voir Lévitique 20.10. Et pour ceux qui considèreraient que Jésus ne parle que de l’adultère des femmes voir Mathieu 5.28.

Pourquoi ce silence ? N’y a t’il en vous aucune horreur pour le péché, la souffrance commise, la condamnation de la victime ? Je m’étonne qu’aucune voix ne se soit élevée pour poser le problème de la condamnation de la mère qui sauve la vie de son enfant, et l’absolution du violeur, son beau-père. Pourtant des voix s’élèvent quand une jeune fille violée est condamnée à la lapidation dans le monde musulman. Lapidation ou mort en couches suite à un viol, le résultat est le même. Alors pourquoi ce silence ? Faites vous une si grande différence ? Laisser quelqu’un mourir n’est ce pas commettre un meurtre ? Une vie vaudrait elle moins qu’une autre ?

Je suis intriguée de ne rien avoir vu passer sur la liste à ce propos, mais je suis heureuse que des prêtres et des évêques catholiques, sur lesquels, nous, protestants, crachons si souvent, aient eu le courage de condamner la prise de position d’un évêque d’autant plus qu’elle avait été confirmée par le Pape.

Dieu est grand, et ses enfants sont partout, et parfois là où on ne veut pas les voir.

MJ