Billets d'humeur
"Perplexité", retour sur l'excommunication de la jeune brésilienne violée par son beau-père
Posteur: MJ | 14 mar 2009 à 21:45 | 520 mots | lu 2206 fois | 34 commentaires





Je suis perplexe.
Depuis quelques jours j’attends un article, une réaction, sur cette affaire du Brésil ou une mère vient d’être excommuniée pour avoir fait avorter son enfant de 9 ans, enceinte de jumeaux suite au viol perpétré par son beau-père, et dont l’accouchement risquait de lui faire perdre la vie.
Silence sur blogdei…..
J’ai lu des condamnations de Mahomet qui avait épousé une enfant de neuf ans, mariage consommé, ayant donc eu des relations sexuels avec une enfant de neuf ans. Beaucoup semblaient alors horrifiés.
Dans ce cas rien. Serait ce parce qu’il n’y a pas eu mariage, mais seulement viol ? serait ce parce que cela se passe dans un milieu chrétien ? (eh oui les catholiques font partie de la famille chrétienne).
Où alors serait ce en rapport avec ce passage de la Bible qui m’est venu immédiatement en tête quand j’ai entendu cette affaire : Jean 8.3-9
« Alors les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère; et, la plaçant au milieu du peuple, ils dirent à Jésus: Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère. Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes: toi donc, que dis-tu? Ils disaient cela pour l'éprouver, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus, s'étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Comme ils continuaient à l'interroger, il se releva et leur dit: Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. Et s'étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre. Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu'aux derniers; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu. »
Pour ceux qui ne comprendraient pas pourquoi Jésus dit cela , voir Lévitique 20.10.
Et pour ceux qui considèreraient que Jésus ne parle que de l’adultère des femmes voir Mathieu 5.28.
Pourquoi ce silence ? N’y a t’il en vous aucune horreur pour le péché, la souffrance commise, la condamnation de la victime ? Je m’étonne qu’aucune voix ne se soit élevée pour poser le problème de la condamnation de la mère qui sauve la vie de son enfant, et l’absolution du violeur, son beau-père.
Pourtant des voix s’élèvent quand une jeune fille violée est condamnée à la lapidation dans le monde musulman. Lapidation ou mort en couches suite à un viol, le résultat est le même. Alors pourquoi ce silence ? Faites vous une si grande différence ? Laisser quelqu’un mourir n’est ce pas commettre un meurtre ? Une vie vaudrait elle moins qu’une autre ?
Je suis intriguée de ne rien avoir vu passer sur la liste à ce propos, mais je suis heureuse que des prêtres et des évêques catholiques, sur lesquels, nous, protestants, crachons si souvent, aient eu le courage de condamner la prise de position d’un évêque d’autant plus qu’elle avait été confirmée par le Pape.
Dieu est grand, et ses enfants sont partout, et parfois là où on ne veut pas les voir.
MJ

Pourquoi dis-tu qu'aucune voix ne s'est élevée pour parler de ce malheur, puisque la tienne s'est élevée? Ta voix compte comme une voix, tu as écrit cet article et tu as bien fait de le faire. C'est parfois plus difficile de prendre la plume soi-même mais il vaut mieux le faire que d'attendre que les autres s'en chargent systématiquement à notre place.
N'hésite donc pas à recommencer!
Chacun sait ici que je suis un farouche adversaire de l'avortement, mais dans le cas de cette enfant, il s'agissait de la libérer d'un état que je qualifirai de contre-nature vu son jeune âge.
Evidemment que je condamne sans réserve l'attitude inepte des autorités catholiques qui ont "excommunié" cette enfant et ses proches. C'est de plus d'une absurdité sans nom vu le contexte. C'est vraiment le passage de la femme adultère version 21è siècle. C'est "normal", c'est le même esprit qui sous-tend cette condamnation. On sait ce que Jésus en dit en Matthieu 23...
Mais je ne saurai passer sous silence le crime de cette espèce de salaud qui a engrossé cette enfant. J'espère qu'il subira les rigueurs de la justice que mérite un acte aussi monstrueux. Et qui a contribué à mettre cette enfant et sa famille au pilori de la vindicte médiatique, en plus de sa souffrance. On est vraiment dans l'innommable.
Prions pour cette gamine et sa famille. Le Seigneur fera justice en sa faveur comme Il le fit face aux accusateurs de la femme adultère. Ça, c'est certain.
MJ,
Peut-être n'avons nous pas réagi parce que l'avortement des filles violées fait partie de ces icônes que le monde monte en épingle pour justifier le meurtre de millions d'enfants qui aujourd'hui manquent à l'appel?
Peut-être n'avons nous pas réagi parce que l'excommunication est une pratique qui ne nous concerne pas, d'un autre âge, une des phases de la décomposition d'un cadavre pour lequel nous ne nous sentons pas concernés?
Peut-être enfin n'avons-nous pas réagi car il y a bien longtemps que nous n'écoutons plus les cris d'orfraie des paresseux qui concoctent au quotidien la nourriture médiatique des français, nourriture qui tient plus du lavage de cerveau que de l'information véritable...
Pour reprendre ton exemple sus-cité, peut-être faisons-nous comme Jésus lorsqu'on lui amena la "femme qui avait commis l'adultère toute seule": nous gardons le silence et nous écrivons par terre.
Et Dieu seul sait ce qu'il écrivait par terre: un petit dessin? un rappel à la Loi? le mot "miséricorde"?
Chacun est renvoyé à sa conscience. Un partout, la balle au centre.
Bises à toi ma chère Marie-Josèphe !
Il y a, en effet, de quoi être perplexe. D'autant que c'est TOUT le problème du respect de la vie qui est en jeu. « Tu ne tueras point » (Ex 20.13, De 5.17) est un commandement sans condition, ni restriction. Dès lors, que penser
— de celui qui a pratiqué, suggéré ou encouragé l'avortement (on dit que cette femme s'est fait avorter ; au passif)
— de ceux qui admettent ou pratiquent la peine de mort
— de ceux qui admettent ou pratiquent la guerre ?
Que dit-on des cas de mise à mort sociale et affective (exclusion, interdiction de travailler, « je ne te connais plus »), ou spirituelle (ceux qui « tuent les âmes qui ne doivent pas mourir » en « fabriquant des coussinets pour toutes les articulations de la main, et qui font des voiles pour toutes les têtes » Éz 13.18–19) ?
Cette excommunication est-elle le CONSTAT d'une mort spirituelle, d'une absence de relation avec Dieu (cf. 1 Jn 3.15) ? Mais alors, la personne avait-elle la VIE avant cet acte ? Et, si elle l'avait, où étaient les frères pour la soutenir, pour éviter cette issue mortelle ?
La Loi qui condamne la femme adultère (Jn 8.3 s.) nous condamne tous, « nous, qui étions morts dans nos fautes et dans nos péchés, … [quand] nous marchions … selon le prince de la puissance de l’air… » (Éph 2.1–2). Et elle conduit à Christ (Jn 3.3), elle est un « pédagogue » (= celui qui conduit au Maître. Gal 3.24). Qu'en est-il dans ce qui s'est passé au Brésil ?
Je vous laisse, sous la conduite de l'Esprit-Saint, parcourir toutes ces pistes de réflexions.
Michel
Ce que tu dis, Nicolas, à la fin de ton post me fait penser à ce verset de Jérémie 17:13 "Toi qui es l’espérance d’Israël, ô Eternel! Tous ceux qui t’abandonnent seront confondus.
-Ceux qui se détournent de moi seront inscrits sur la terre, Car ils abandonnent la source d’eau vive, l’Eternel."
C'était peut-être ce que le Seigneur écrivait à ce moment-là sur la terre: le nom de ces accusateurs!
Qu'est-ce qu'ils ont fait alors?: Ils se sont vite détournés de Lui!
Bonjour Daniel,
Tu as tout à fait raison, sauf que les blessures de la vie sont parfois longues à guérir même dans le Seigneur, mais ceci dit, tu as raison.
Nicolas,
Jésus sacrifierait il une seule vie pour la réalisation de ses desseins ? Lui même s’est donné pour cela.
Tu as raison pour l’avortement, mais si nous ne sommes pas de ce monde (jean 17), alors nous ne passerons pas sous silence une seule injustice, pour faire triompher la Justice de Dieu. (un peu de levain fait lever toute la pâte). Ça c’est le prix que les hommes sont prêts à faire payer pour réussir leur dessein. Jésus à payer le prix une fois pour toute et pour tout. Chacun d’entre nous est unique aux yeux de Dieu, et donc irremplaçable. Rien aux yeux de Dieu ne justifiera le sacrifice d’un de ses enfants pour faire valoir sa Justice. Il a d’autres plans, Il les a réalisé.
L’excommunication est un terme catholique, nous protestants en avons un, plus politiquement (religieusement ?) correct : les SEF, Sans Eglise Fixe, où sans église tout simplement, parce qu’ayant refusé la loi du groupe ou d’un homme contraire à la Parole de Dieu, nous avons DU quitter nos « frères et sœurs », à ce titre nous sommes capables de comprendre la blessure que peut provoquer chez un catholique l’excommunication, la privation de la communion fraternelle. Peu importe qu’ils soient ou non dans la vérité, ce rejet est lourd de souffrances et de conséquences. Nous sommes concernés par cette pratique, car certains d’entre nous (protestants) la vivent.
Mais je t’accorde que l’église catholique assume la responsabilité de sa décision, tandis que les églises protestantes font porter la responsabilité à ceux qui partent.
Je ne peux pas associer la souffrance d’une enfant de 9 ans, et de sa mère, à un simple lavage de cerveau médiatique, mais je l’associe à une réalité de ce monde, tellement à l’opposé de la Vérité de Dieu. Jésus a pleuré de compassion devant la douleur d’une mère qui enterrait son fils unique. Mais peut être as tu des informations que nous ne détenons pas . Si c’est le cas tu te dois de nous les donner pour que nous puissions nous positionner selon ce que Dieu nous dit.
Vous n’avez pas fait comme Jésus, car avant de garder le silence, et de continuer à dessiner sur le sable, Jésus parla, et réduisit au silence les pharisiens, de sorte qu’ils ne commirent pas le péché qu’ils projetaient, en détournant la loi de Moïse.
Ne soyons pas des pharisiens.
Je ne sais pas ce que Jésus écrivait, mais des fois je me prend à penser qu’Il écrivit « Vérité et Justice », car ce n’est que dans la Vérité de Dieu que se trouve la Justice. C’est l’enseignement du passage que j’ai cité
Nous sommes tous renvoyé à notre conscience, moi comme les autres, quand à la balle elle est dans la main de Dieu.
Tu connais mon affection fraternelle pour toi et ta famille. Et comme d’autres en ce moment sur cette liste je vous porte en prière et dans mon cœur
Que rien ne puisse troubler ce lien.
En Christ
MJ
Moi, ce qui me rend perplexe, c'est qu'il se trouve encore des gens pour affirmer que les catholiques font partie de la famille chrétienne.
Cessons de gifler le Seigneur.
L'esprit d'escalier ( esprit dont je ne suis pas encore délivré) me ramène ici.
Quelqu'un va t-il avoir l'heureuse initiative de rassembler dans un livre les nombreuses suppositions au sujet de ce que Jésus pouvait bien écrire sur terre.
Voici ma contribution : "Car le jugement est sans miséricorde pour qui n'a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement."
amitiés.
Ca ne me semble pas très sain de mélanger lapidation et excommunication, adultère et avortement. On n'obtient pas une discussion éthique claire en mélangeant tout. Je désapprouve le Vatican, mais il n'a tout de même pas lapidé cette fille...
Fallait-il avorter ? Je pense que oui, surtout que cette fillette risquait d'en mourir.
J'espère que la faute morale en retombe sur le violeur, et qu'il se repente...
Et franchement, est-ce que Dieu souhaite que l'on garde le fruit d'un viol ??? Qui se sentirait prêt à aimer son enfant né d'un viol ? Chapeau à celle qui le fait, mais je ne jetterais pas la pierre aux autres...
quand j'ai apris cette histoire, ce qui ma choqué en premier, c'est le "jugement" de cet évéque qui "excomunie" une enfant de 9 ans qui à subit des horreurs de son beau père. Elle à été souillé physiquement, moralement, émotionellement, ect.. mes mots ne pourront pas exprimé ce quelle à ressenti, ensuite cette enfant se retrouve enceinte de 2 jumeaux, la catastrophe pour elle continue,de plus sa soeur à subie les même horreurs. Donc elle c'est une enfant victime de grave horreur. Et cet "Eveque" là, qui la juge!!!! en croi réver, ou plutot c'est un cauchemard, aussi en passant cette histoire n'a rien à voir avec jean 8.3-9, c'est tordre à outrance les écritures que de comparer les mégas persécussions de cette jeune enfant qui normalement devré jouer à la poupé, avec le verset cité. N'oublions pas que de citer un versert hors contexte n'est que prétexte, mais bon.Je continue, n'oublions pas aussi la mère de l'enfant qui a du aussi être meurtrie (bien que je ne conaisse pas tous les aboutissants ce ce drame)donc cette "évéque" (surveillant) "l'excomunie" en prétextant qu'il vaut mieux obéir à la loi de Dieu, qu'à celle des hommes, en parlant ainsi il discrédite son "Eglise catholique" qu'il est censé représenté, bien que je pense que la majorité des catholiques ne partage son attitude "d'inquisition". En parlant de la sorte, il ajoute encore au malheur de cette famille (dans un cas comme cela il n'y a que des perdants, aucun gagnant, toute la famille souffre). Il a perdu une occasion de se taire, car des fois "le silence est d'or". IL confond tout, probleme d'avortement, avec le drame de cette pauvre enfant, bien que malheuresement les jumeaux qui n'ont rien demandé ne pourront pas vivre sur terre. Dans de tel cas, n'importe quelle homme ou femme de Dieu à besoin du discernement et de l'amour du saint esprit. Cet "évéque" ne semble pas connaitre le Saint Esprit, mais plutot la "sainte inquisition", il y a confusion dans ce drame, il ne faut pas instrumentaliser le désespoir de cette pauvre jeune fille (que le Seigneur restaure son ame brisé)contre l'avortement, dans la vie ya un temps pour tout. Cet "évéque" aurais bien été inspiré de prier profondément pour elle, d'aller la voir, la soutenir, lui témoigner de la compassion, de l'amour, une aide de lui ou de l'Eglise catholique, mais au lieu de ça il la "lapider" émotionellement. C'est pitoyable, je terminerais en disant, je t'embrasse "petite soeur", puisse tu pardonner à cet évéque ces propos "d'inquisition" dénoué de charité chrétienne, et que on fin de compte, il est qui cet "évéque", son avis ne compte absolument pas pour moi, il a juste donné une mauvaise réputation à son "Eglise" sa paroisse, ect... enfin, ce n'est pas à moi de le juger, c'est juste que cet "évéque" à été tellemnt aveuglé qu'il a dit des horreurs et ne sont même pas rendu compte. Puisse t-il se repentir et demandé pardon à ce petit enfant, c'est la meilleur chose qu'il pourait faire pour son âme. Shalom, Salam, Salut dans le nom de yechoua . Shéma "évéque" la voix du Seigneur
Pour moi la chose qui rend perplexe n'est pas tant que la petite fille ait été chrétienne ou non, c'est plus la question de l'avortement qui me poserait problème et qui pourrait poser problème à certains autres chrétiens je pense, donc je ne pense pas qu'il y ait matière à ce qu'on soit perplexe dans le cas présent.
MJ, je ferais exactement comme la maman de cette fille si le même drame se présentait dans ma famille. On ne peut pas être mère à 9 ans, c'est une absurdité.
J'éprouve la sympathie et la douleur pour elles deux.
Et vous ?
Et bien oui,les catholiques font partie des chretiens!Je suis vraiment peinée de voir autant d'intolerance de la part de personnes qui se disent suivre le Christ.Parce qu'en fait la vraie question est "la vie vient-elle de Dieu ?" ou est-ce un hasard ?
"être mère à neuf ans est une absurdité",Dieu est-il absurde ?
Des mamans choisissent de garder l'enfant après un viol:
forum.doctissimo.fr/gross...
voila une maman de 11 ans
www.youtube.com/watch?v=2...
l'enfant qu'elle tient dans les bras ,etait-ce mieux qu'il n'existe pas ?
Qui sommes nous pour juger quand on permet ou ne permet-on pas la vie ?
pour une meilleure compréhension de l'affaire
www.famillechretienne.fr/...
Pour terminer,je souhaitais vous dire que je suis catholique,et que je considère les protestants comme mes frères dans le Christ,je pensais que c'était réciproque...mais apparement nous ne faisons pas partie des chrétiens et on crache sur nos prêtres,je pensais que tout cela s'était terminé il y a bien longtemps,l'oecumenisme n'est apparement pas pour demain,helas....
P.S J'apprecie beaucoup ce blog et je le consulte souvent.
Chère MJ,
Concernant l'exemple de la femme adultère, il faut se souvenir que les pharisiens ont voulu prendre Jésus au piège. En effet nous lisons en Jean 8:6 "Ils disaient cela pour l`éprouver, afin de pouvoir l`accuser."
Il faut donc comprendre que la réponse de notre Seigneur est emprunte de sagesse afin de ne pas tomber dans leur piège. En effet s'Il répondait "Non" Il contredit Moïse (Lévitique 20.10) et s'Il répond "Oui" Il se mettait au-dessus de l'autorité romaine, car les juifs n'osaient pas mettre à mort sans passer par les Romains "...Les Juifs lui dirent: Il ne nous est pas permis de mettre personne à mort. (Jean 18:31)
Le passage de Nombres 5:23 nous montre pourquoi Jésus écrit sur la terre. Le contexte de ce passage est aussi l'adultère d'une femme.
Cette femme est VRAIMENT coupable. D'ailleurs la dernière parole de Jésus à cette femme l'atteste "Va, est ne pèche plus".
Pour être condamné par un tribunal humain, il fallait plusieurs témoins (Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins; Hébreux 10:28). Mais dans sa sagesse, Jésus fait fuire les témoins.
Pas de témoins = pas de condamnation
Jean 8:10-11 "Alors s`étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit: Femme, où sont ceux qui t`accusaient? Personne ne t`a-t-il condamnée?Elle répondit: Non, Seigneur. Et Jésus lui dit: Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus."
Ainsi notre Seigneur Glorieux et Juste se sort magistralement d'un piège très rusé, tout en ne remettant pas en cause ni la loi, ni la grâce, mais rappelle à tous les pécheurs qu'il faut se repentir, car Jésus reviendra un jour pour juger les vivants et les morts
1 Pierre 4:1-5
"Ainsi donc, Christ ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée. Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché, afin de vivre, non plus selon les convoitises des hommes, mais selon la volonté de Dieu, pendant le temps qui lui reste à vivre dans la chair. C`est assez, en effet, d`avoir dans le temps passé accompli la volonté des païens, en marchant dans la dissolution, les convoitises, l`ivrognerie, les excès du manger et du boire, et les idolâtries criminelles. Aussi trouvent-ils étrange que vous ne vous précipitiez pas avec eux dans le même débordement de débauche, et ils vous calomnient. Ils rendront compte à celui qui est prêt à juger les vivants et les morts.
Salutations fraternelles.
Michel B.
A Lorenza,
1) Je partage totalement votre point de vue que les Catholiques sont mes frères.
2) Excusez-moi de vous avoir choquée en disant que c'est absurde d'être mère à 9 ans. Mais c'est un cri de coeur. Si j'avais une fille dont j'assure la tutelle légale, si elle se trouvait enceinte à 9 ans, je n'aurai pas le courage de garder mes petits enfants car, de mon point de vue en tout cas, je gâcherai complètement la vie de ma fille. Quel avenir puis-je envisager pour une élève en primaire qui irait à l'école enceinte ? Elle sortira du collège pour récupérer ses enfants à la maternelle ?
J'ai un enfant de 10 ans, je ne le vois pas encore papa ! Il me semble qu'il y a un minimum de maturité psychique, physique, économique nécessaire avant d'aborder la parenté.
Bref, c'est peut-être parce que les rédacteurs anticipaient une discussion d'où il ne peut surgir un consensus édifiant qu'il y avait un silence à ce sujet.
Fraternellement,
Bonjour Michel,
Je crois que dans ton explication tu oublies une chose bien particulière qui éclaire sous un autre jour ce passage des Écritures.
En Lévitique 20.10 , il est dit que « l’HOMME et la femme adultères seront punis de mort »
La femme amenée par les pharisiens a été SURPRISE en adultère, donc en flagrant délit d’adultère, c’est à dire qu’il y avait un homme avec elle.
En n’amenant pas l’homme avec la femme pour être lapidé, les pharisiens n’appliquent que partiellement la loi, dans le sens qui leur convient.
Quand ils se réfèrent à la loi de Moïse ils disent « Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes » c’est vrai mais ils omettent de dire que l’homme aussi doit être lapidé avec la femme pour la même faute.
Quand Jésus leur dit « Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle » Il met en avant le péché que les pharisiens sont en train de commettre : ils déforment la loi de Dieu au profit de leur tradition.
Ce péché Jésus le leur reprochera clairement en Mathieu 15.3-9
« Il leur répondit: Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition? Car Dieu a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. Mais vous, vous dites: celui qui dira à son père ou à sa mère: Ce dont j'aurais pu t'assister est une offrande à Dieu, n'est pas tenu d'honorer son père ou sa mère. Vous ANNULEZ AINSI LA PAROLE DE DIEU AU PROFIT DE VOTRE TRADITION.
Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit:
Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. (à mettre en rapport avec Mathieu 7.21-23 plus d’autres mais qui donnerait lieu à tout un enseignement)
C'est en vain qu'ils m'honorent, EN ENSEIGNANT DES PRÉCEPTES QUI SONT DES COMMANDEMENTS D'HOMMES"
Finalement le péché des pharisiens a été mis en lumière par Jésus. Ils sont accusés par leur conscience, car ils ont compris ce qu’a dit Jésus, et ils partent réduits au silence. Ayant TOUS péché dans leur cœur, puisqu'ils commettent l'iniquité (injustice) aucun ne peut lancer la première pierre.
Pour ce qui concerne le péché, il y a dans ce passage 3 péchés qui obtiennent chacun un traitement différent.
La femme adultère a péché: elle a commis l’adultère.
Son péché est montré à tous, et il doit (selon les pharisiens) être puni publiquement (lapidation).
L’homme adultère a péché. Il a commis l’adultère.
Son péché n’est pas pris en compte, il est absent, il n’a pas à rendre de compte (selon les pharisiens qui ne l’ont pas arrêté)
Les pharisiens ont péché : Ils n’ont pas appliqué la loi, mais leur lecture partiale de la loi. Leur péché était caché aux yeux des hommes, Jésus le révèle.
Au bout du compte un seul péché est pardonné. Celui de la femme adultère.
Jean 8.10-11 « Alors s'étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit: Femme, où sont ceux qui t'accusaient? Personne ne t'a-t-il condamnée? Elle répondit: Non, Seigneur. Et Jésus lui dit: Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus. »
Le problème ici n’est pas de savoir si la femme est coupable ou non. Elle est coupable d’adultère.
Mais des 3 péchés existants, dans ce passage, les pharisiens n’ont voulu en retenir qu’un, le punir tout en oubliant les autres.
Jésus met les 3 péchés en lumière et pardonne le seul péché que les pharisiens voulaientt mettre en avant et punir de mort : l’adultère de la femme.
Mais les deux autres péchés que les pharisiens voulaient cacher, le péché de l’homme adultère, et le péché de leurs cœurs qui déforment la loi, ceux là Jésus ne dit pas qu’Il les pardonne……
J’ai trouvé une grande similitude, et la même hypocrisie avec le cas de cette enfant. D’où mon intervention.
En Christ
MJ
A Lorenza,
Je te rassure Lorenza, je suis protestante, et comme de nombreux protestants, je n'ai pas de mépris pour les catholiques, je peux même avoir de la sympathie pour les catholiques. Certes, je n'adhère pas à la doctrine catholique et je suis contre l'oecuménisme (parce j'estime qu'il est possible d'avoir de bonnes relations sans préjugés avec les catholiques sans faire de mélange des genres). Mais cela n'empêche pas des relations cordiales et amicales, les échanges, l'amitié, avec les catholiques, sans dédain, sans se croire supérieur à quiconque.
Pour en revenir au fait d'avoir un enfant à 9 ans, ce n'est pas le fait d'avoir un enfant qui pose problème, mais celui de mettre en danger une fillette de 9 ans avec des jumeaux. Ca met sa vie en péril. Ce qui n'empêche pas de réprouver l'avortement qui est en abomination devant l'éternel. D'ailleurs, j'ai même signé des pétitions contre l'avortement. Mais là, à priori, il s'agissait d'un cas de force majeur.
Ce qui est choquant dans l'histoire, c'est que le violeur s'en tire à bon compte. Il faudrait que son Eglise locale le reçoive dans le bureau, le mette en garde sur sa mauvaise conduite, lui dise que c'est un péché intolérable, et qu'à cause de lui, une femme et une enfant ont été obligées de pécher. Et lui demander qu'il se repente et demande pardon aux deux victimes, devant témoins.
De même, L'Eglise convoque la femme et l'enfant, leur demande de se repentir, et les réintègre dans l'Eglise, après une période probatoire à la limite. Le rôle du chef de l'Eglise est de veiller sur chaque âme qui lui est confié. Et laisser cette femme entre les mains de Satan est une mauvaise méthode. Quand on est chrétien, et habité par le Saint Esprit, on a compassion de chaque âme, on intercède pour que les âmes des pécheurs soient sauvées et se repentent, on prie pour que les pécheurs soient délivrés du péché.
Nicolas a dit que « l'excommunication est une pratique qui ne nous concerne pas, d'un autre âge, une des phases de la décomposition d'un cadavre pour lequel nous ne nous sentons pas concernés? », et MJ : « L’excommunication est un terme catholique,… »
Si le terme d'excommunication a bien une connotation catholique, le fait — le refus de la communion à celui qui n'en est pas « digne » — reste une réalité biblique, n'en déplaise à nos bonnes consciences protestantes « tolérantes ».
Dans l'Église primitive, il a été établi des « surveillants » (celui qui « veille sur », ἐπισκόπος, ce qui a donné « évêque ») : « Prenez donc garde à vous–mêmes, et à tout le troupeau, au milieu duquel l’Esprit Saint vous a établis surveillants pour paître l’assemblée de Dieu, laquelle il a acquise par le sang de son propre [fils]. » (Ac 20.28), afin que la mort ne fasse pas des ravages dans l'Église : « veillant de peur que quelqu’un ne manque de la grâce de Dieu ; de peur que quelque racine d’amertume, bourgeonnant en haut, ne [vous] trouble, et que par elle plusieurs ne soient souillés… » (Hé 12.15)
« mais, maintenant, je vous ai écrit que, si quelqu’un APPELÉ FRÈRE est fornicateur, ou cupide, ou idolâtre, ou injurieux, ou ivrogne, ou rapace, vous n’ayez pas de relation avec lui, que vous ne mangiez pas même avec un tel homme. » (1 Co 5.11) À plus forte raison le repas du Seigneur, la COMMUNION.
Je ne vais pas me lancer dans des cas d'école en disant : « Que ferais-je, si je me trouvais dans une telle situation ? ».
Par contre, je demande : « Quelle est l'église dans laquelle peuvent se passer de telles choses sans que personne ne s'en aperçoive ? Quel est le discernement spirituel de ses membres ? » Notez bien que je peux étendre cette question à tous les systèmes religieux et à bien d'autres sujets de manquements : voyez le scandale Todd Bentley qui occupe actuellement ce blog.
Autre problème : l'enfant a été violée par son BEAU-PÈRE. Donc la mère était remariée. Suite à un divorce ? SI c'est le cas, qu'a dit le clergé ? Un directeur d'école disait, il y a plusieurs années : « Nos (élèves) filles, ce n'est pas avec leurs copains qu'elles ont des problèmes, mais avec les copains de leurs mères ! » Je laisse à chacun le soin de tirer les conclusions.
« Le salaire du péché, c'est la mort » (Ro 6.23) Spirituelle toujours, et souvent aussi psychique et physique.
Michel
Chère MJ,
Ma première réponse n'ayant pas passée, je réponds à nouveau à ton intervention.
Je suis tout à fait d'accord avec toi. Ce que tu relèves est la réponse typique sur ce passage et elle est, je le pense aussi, tout à fait juste. Mais le point que je voulais relever est que la femme est vraiment COUPABLE.
Jésus réponds sans trahir ni Moïse, car "La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon." Romains 7:12. Normalement, ce genre de péché mérite un jugement immédiat et s'est bien la mort. Et Jésus ne remets pas en cause cela.
Mais Jésus ne désobéit pas non plus envers les lois civiles de son époque, c'est-à-dire la mise à mort par les Juifs, alors que seuls les Romains avaient ce droit à cette époque.
En conclusion, nous devons faire comme Jésus : ni désobéir aux 10 commandements, ni désobéir à l'Etat.
Alors, que faire. Je pense que dans le cas de cette malheureuse fille, son violeur devrait être mis à mort. Deutéronome 22:25 "Mais si c`est dans les champs que cet homme rencontre la jeune femme fiancée, lui fait violence et couche avec elle, l`homme qui aura couché avec elle sera seul puni de mort." (Une fille de 9 ans ne pouvant être mariée, il faut, je pense, appliquer ce verset, plutôt que Deutéronome 22:28-29)
Pour la fillette, l'on ne peut pas assasiner ses jumeaux pour faire justice. Le chrétien doit répondre au mal par le bien. Donc. l'on doit tout faire pour l'aider.
Je pense que vous allez me répondre que mettre un violeur à mort est un meurtre. Mais s'est faux. C'est le meurtre ou l'assassina qui sont interdit par la Bible
Lisez Exode 20:13 "Tu n’assassineras pas" (Traduction Chouraqui) et quelques versets plus loin dans Exode 21:12 "Celui qui frappera un homme mortellement sera puni de mort.". Donc le peine capitale est biblique. D'ailleurs Jésus l'a subit à la place du chrétien. Jean 11:25
"Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort;"
Meilleures salutations fraternelles
Michel B.
L'agresseur, lui, n'a pas été excommunié !
Chère MJ,
En relisant mon texte, je me suis rendu compte que dans mon élan, j'avais oublié de te dire que j'avais bien compris que ce qui te choquait, c'était l'hypocrisie de la situation. Et je suis tout à faire d'accord avec toi.
Justement, c'est là le problème de tout système religieux pyramidal et dogmotique basée sur la tradition.
"Vous ANNULEZ AINSI LA PAROLE DE DIEU AU PROFIT DE VOTRE TRADITION" Mat.15.7
Veillons donc également à ce que nos pensées correspondent aux enseignements de la Bible et non seulement réagir de manière impulsive.
Meilleures salutations fraternelles
Michel B.
A Ti-Jean (20),
C'est typique de la religon ! On condamne le juste et on justifie le coupable
Luc 23.17-23 "A chaque fête, il était obligé de leur relâcher un prisonnier. Ils s`écrièrent tous ensemble: Fais mourir celui-ci(Jésus-Christ) , et relâche-nous Barabbas. Cet homme avait été mis en prison pour une sédition qui avait eu lieu dans la ville, et pour un MEURTRE. Pilate leur parla de nouveau, dans l`intention de relâcher Jésus. Et ils crièrent: Crucifie, crucifie-le! Pilate leur dit pour la TROISIEME FOIS: Quel mal a-t-il fait? Je n`ai RIEN trouvé en lui qui MERITE la MORT. Je le RELACHERAI donc, après l`avoir fait battre de verges. Mais ils insistèrent à grands cris, demandant qu`il fût crucifié. Et leurs CRIS l`emportèrent..."
Et oui, rien de nouveau sous le soleil.
Meilleures saluations.
Michel B.
Les passages de la femme adultère et du procès de Jésus devant Pilate sont effectivement très démonstratifs de l'extrême méchanceté des religieux.
Pour la femme adultère, l'amant de cette femme n'est même pas évoqué, alors que la loi mosaïque stipule expressément que l'homme ET la femme coupables d'adultère sont TOUS DEUX passibles de mort...
Pour le procès de Jésus, j'ai toujours été étonné que l'autorité romaine occupante représentée par Pilate fasse preuve d'une vraie justice qui ne trouvait rien en Jésus qui méritât la mort. Alors que les religieux n'hésitent pas à jouer la manipulation politique pour arriver à leurs fins, et faire libérer un criminel notoire, Barabbas !
Dans le cas de cette enfant de 9 ans, très curieusement, on n'évoque nullement le monstre qui l'a violée. C'est absolument effarant ! Et comment peut-on même retenir une quelconque culpabilité à l'encontre de cette gamine, PUISQU'IL S'AGIT D'UN VIOL ??? C'est tout simplement insensé !
C'est toujours le même esprit immonde qui agit au fil des siècles et des millénaires, celui qui condamna la femme adultère (qui, elle, était adulte consentante et a de toutes façons péché, il est vrai), qui condamna Jésus à la place de Barabbas (même s'il devait en être ainsi pour notre salut éternel), et qui condamne aujourd'hui cette enfant victime d'un viol.
Si on voulait des preuves supplémentaires que les religieux sont les plus zélés serviteurs du diable, on est servi. Tiens ! Au fait, voici ce qu'en dit Jésus :
"VOUS AVEZ POUR PÈRE LE DIABLE, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été MEURTRIER dès le commencement, et il ne s'est pas tenu dans la vérité, parce que la vérité n'est pas en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, ses paroles viennent de lui-même CAR IL EST MENTEUR ET LE PÈRE DU MENSONGE.
Et moi, parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas !
Qui de vous me convaincra de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ?
Celui qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu. Vous n'écoutez pas, PARCE QUE VOUS N'ÊTES PAS DE DIEU." (Jean 8:44-47)
Quand on lit ça, on comprend mieux ce qui se passe aujourd'hui, et qui est la pérénisation de ce qui se passe depuis toujours. Mais, décidément, pour le Vatican, ça commence à faire beaucoup : quelques petites semaines séparent la réhabilitation de cet "évêque" négationniste et l'affaire de cette enfant violée. Oui, ça commence à faire beaucoup...
Bonsoir Michel,
Je ne réponds que tardivement à tes messages ayant eu une surcharge de travail ces derniers jours.
Il me semble que tu focalises sur deux points de ce passage. L'adultère de la femme, et la loi des hommes.
Bien sur que la femme est coupable, comme l'homme et les pharisiens. Je ne vois ou est le problème. Tous ont péché. Il n'y a pas de petit ou de grand péché dans la Bible, il n'y a que Le péché.
Si les pharisiens veulent piéger Jésus à propos de la loi des hommes, Jésus balaie ce point d'un seul geste, car il ramène tout à la source: obéir à la loi (toute la loi) de Dieu. Et c'est uniquement cela qu'Il reprendra. Il n'entre pas sur le terrain de la loi des hommes, même si les pharisiens veulent l'y trainer.
Quant à cette phrase, elle me laisse perplexe (décidément c'est bien mon problème de la semaine:-))
"Pour la fillette, l'on ne peut pas assassiner ses jumeaux pour faire justice. Le chrétien doit répondre au mal par le bien. Donc. l'on doit tout faire pour l'aider."
La définition du mot assassiner est : tuer avec préméditation.
La définition du mot tuer est : donner la mort.
On se trouve ici devant un sacré dilemme. Dans les deux cas la mort est donnée et on peut dire avec préméditation. La mort des jumeaux, ou celle de la fillette, puisque la laisser avoir ces enfants, c'est la tuer volontairement.
Je te dirai honnêtement que je n'ai pas de réponse face à ce dilemme, contrairement à toi.
Et quand tu dis on doit tout faire pour l'aider, est ce préparer une enfant de 9 ans, violée, enceinte de son violeur à se préparer à la mort?
Tu vois dans ce genre de situation, c'est la où je ressens toute la puissance de la grâce de Dieu en son Fils Jésus, qui sans abolir la loi, l'a accompli pour nous.
Et là encore je peux coller ta dernière phrase :
"Veillons donc également à ce que nos pensées correspondent aux enseignements de la Bible et non seulement réagir de manière impulsive."
Elle s'applique tout à fait aux pharisiens qui veulent lapider la femme adultère, de manière impulsive, sans vraiment connaître les enseignements de la Bible, puisqu'ils se dépêchent d'oublier ceux qui les dérangent.
Enfin pour terminer j'aimerai bien que tu me dises où tu as trouvé que ma réponse était typique de l'analyse de la femme adultère, car pour ma part, je ne l'ai jamais entendue, ni vue dans une prédication. Mais cela n'exclue pas que tu puisses avoir des sources que je n'ai pas. Aussi cela m'intéresserait d'avoir d'autres "réponses typiques" de la même veine: sites, prédications, livres etc.
En Christ
MJ
Chère MJ,
Merci pour tes nombreuses réflexions. Il est vrai que dans mon texte, je n'ai pas parlé du danger de mort d'amener à terme la grossesse de cette fille de 9 ans. Je parlais uniquement de l'avortement de confort. Maintenant, si médicalement il est AVERE qu'elle va mourir, je pense que l'on doit appliquer la règle du "moindre mal", c'est-à-dire accepter l'assassinat pour permettre la vie. Comme ce fut le cas pour Jésus-Christ qui est mort à notre place (moindre mal). Jean 11:50-51 nous dit :" vous ne réfléchissez pas qu`il est dans votre intérêt qu`un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas. Or, il ne dit pas cela de lui-même; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il PROPHETISA que Jésus devait mourir pour la nation."
Concernant les petits ou les grands péchés, tu as raison, il nous condamne tous à MORT. Mais pour certains, ils amènent directement le jugement de Dieu au travers de l'Etat qui est SERVITEUR de Dieu (Rom.13:4).
Trouves-tu normal qu'un chrétien qui roule trop vite reçoit une amende de la police ou dis-tu :"toute la puissance de la grâce de Dieu en son Fils Jésus, qui sans abolir la loi, l'a accompli pour nous" et je ne paye pas l'amende puisque Jésus l'a payée pour nous !
Non, quoique PLEINEMENT JUSTIFIE, nous vivons en société. Et la loi de Dieu est par définition la meilleure. Alors mettons en pratique par l'Etat les 10 commandements et son application dans les versets qui suivent Exode 20. Et ne faisons pas comme les pharisiens en ne prenant qu'une partie de la Bible.
Concernant maintenant les commentaires que tu demandes, je te prie de m'écrire à cette adresse pour que je puisse t'envoyer un lien petitbolet@gmail.com afin d'éviter que n'importe qui aille sur ce lien !
Meilleures salutations fraternelles.
Michel B.
Merci Michel pour ton commentaire.
Bien sur qu'il est normal d'être sanctionné pour un chrétien quand il enfreint la loi. Non un chrétien ne peut pas se retrancher derrière le prix payer par Jésus pour se disculper de toute responsabilité, et désobéir à la loi.
Merci pour l'adresse, j'y cours :))
En Christ
MJ
Il est clair que la décision d'excommunication dans un tel contexte n'est pas acceptable à mes yeux.
Ceci dit, pouvons-nous nous permettre d'affirmer que nous sommes en présence d'un cas où il est "normal" ou "favorable" de transgresser une interdiction divine, en l'occurrence commettre l'avortement ?
J'ai apprécié les analyses faites par Michel B et MJ sur le passage de la femme adultère. Chacun a mis en évidence des éléments qui en somme se complètent et forment un bon sermon.
Mais quelle n'est pas ma surprise de lire Michel B, qui a pourtant à juste titre insisté sur la nécessité de respecter aussi bien la loi Divine que celle des Institutions, qui affirme que c'est "un moindre mal" que cet avortement afin de protéger la vie de la fillette et qui justifie sa position par la citation de cette phrase prononcée par Caïphe.
Or, il est de notoriété que Caïphe n'a pas prophétisé en connaissance de cause la mort salvatrice de Jésus comme a pu le faire Esaïe par exemple. Il ignorait que Jésus devait mourir pour les péchés des hommes. C'est par intérêt personnel (lui-même le dit) qu'il a désiré voir Jésus mourir.
L'acte de Caïphe est à considérer au même titre que celui posé par Judas, les soldats romains quand ils ont maltraité Jésus, parce que tous ces détails devaient s'accomplir selon les prophéties.
De plus, Jésus a VOLONTAIREMENT donné sa vie en sacrifice dans le BUT précis de sauver la vie de tous ceux qui croiraient en lui.
Peut-on raisonnablement en dire autant au sujet de ces deux êtres dont le processus de vie et d'existence avait déjà commencé alors qu'ils étaient dans le sein de leur mère-fille ?
Ou bien pensons-nous que la décision de les "sacrifier" afin d'épargner la vie terrestre de leur mère leur aurait été quelque chose de tout à fait compréhensible et acceptable ?
Michel B a démontré que Jésus a su ne pas pécher contre Dieu lorsqu'il a été tenté par les accusateurs de la femme adultère. Cependant, considérer que l'avortement est ici "un moindre mal", n'est-il pas faire ce que Jésus n'a pas fait ? N'est-ce pas là un aveu de pécher en connaissance de cause ?
Avant d'émettre l'idée qui me vient à l'esprit, je tiens à préciser à ce stade de mon intervention que je n'écris pas ces mots parce que "je me prends pour un super chrétien" qui "juge ses frères". Le caractère délicat de ce sujet de discussion est évident pour tout le monde.
Voici ce qui aurait pu être opté comme choix aussi bien en faveur de la fillette que de ses jumeaux, en plus bien entendu du réconfort de l'amour dont elle a naturellement plus que besoin après tout ce qu'elle a subi :
afin de ne pas commettre l'avortement qui est un péché, et donc de ne pas ainsi produire davantage de transgressions qu'il y en a eu déjà, on aurait pu tout simplement envisager de demander à Dieu de préserver miraculeusement la vie de cette fillette durant tout le temps de sa grossesse jusqu'à l'accouchement. Même si aux yeux des médecins, il est "avéré" qu'elle n'allait pas survivre si elle gardait ses enfants, nous savons qu'il n'est pas impossible à Dieu de préserver sa vie.
N y a t'il jamais eu quelque part sur cette terre au moins une jeune fille de son âge ayant déjà fait l'expérience (précoce) de l'accouchement et qui n'en est pas morte ?
Notre Dieu est le réparateur des brèches tordues. Certes, ces enfants sont le résultat d'un acte criminel commis contre cette petite fille, mais ces bébés sont par eux-mêmes innocents et auraient mérité d'exister en tant qu'être humains tout simplement.
Ceci dit, ce qui est fait est fait. Prions pour cette jeune fille afin qu'elle connaisse personnellement Christ et son Amour libérateur qui triomphe des condamnations injustifiées des hommes.
Dieu le fera, d'autant plus que l'initiative de procéder à l'avortement ne vient pas d'elle.
Prions pour sa mère aussi dans le même sens.
Cher Yapo,
Très bonne analyse de mes dires. Je dois reconnaître que tes arguments m'ont convaincu. Je leurs dit donc "AMEN". Je prends la cendre et le sac, car selon Matthieu 12:36
"Je vous le dis: au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu`ils auront proférée."
Il est vrai que prendre Caïphe comme exemple était complètement absurde.
Meilleures salutations fraternelles
Michel B.
Merci Yapo pour ta réponse.
Il n'est pas question de chrétien supérieur ou pas, il est simplement question de recherche de la vérité de Dieu, dans notre vie d'aujourd'hui, avec sincérité et humilité.
En ce sens le partage reste une source bénie, quand elle se fait dans la liberté de Christ. Et je te remercie sincèrement pour ta réponse.
En Christ
MJ
En soutenant que le pape est le "vicaire du Christ," l'Eglise catholique rejette la suffisance et la suprématie du sacerdoce de Christ, et confère au pape des rôles que Christ Lui-même a attribués au Saint-Esprit. C'est donc un blasphème que d'attribuer au pape le titre de "vicaire du Christ."
Le terme "vicaire" vient du mot latin vicarius, qui signifie "au lieu de".
ainsi effectivement je ne m'étonne point de voir les chrétien "cracher" (sic) sur ceux qui adhèrent a cette doctrine puisqu'elle est une aberration
Certes,l'avortement est un péché!!
et malgré que cette maman croit en Dieu elle n'a pas eu la foi et la force de garder ce bébé dans ces conditions!
mais si une brebis s'egare ne faut t'il pas l'accueillir plutot que de la rejeter!!
je suppose que cette mère regrette d'en etre arrivé a faire ce que sa foi lui condamnait de faire!
l'excomunication est bien sur éxagéré, surtout si la personne eSt repentante !
et ne prone pas l'avortement comme solution idèale!
les chretiens sont plus sèvère envers certains péchés que d'autre, cette évéque a peut déjà menti, ou fait preuve d'orgueil, ou d'hypocrisie...etc
a t'il été excomunié pour autant?!
jesus a dit que les prostitués devanceront les hypocrites dans le royaumes des cieux...!
faisons la difference entre ceux qui revendiquent le mal et ceux qui sont tombé par faiblesse dans un péché!
nous seront mésuré a la manière dont nous mesurons!!
en ce qui concerne le catholicisme (la grande prostitués) il me semble évident qu'il emane davantage de la tradition des hommes plutot que de la parole de Dieu,
mais meme si je refuse le systeme, je crois qu'il ya des catholiques qui appartiènnent au Seigneur, malgré les erreures doctrinales!
d'ailleurs le protestantisme ou le courant évangélique n'est qu'une des filles de la grande prostitué! mais certaine personne dans ce mouvement sont également inscrit dans le livre de vie,
le Seigneur ne regarde pas les système des hommes dans lesquels les uns et les autres se reconnaissent, il connait SON eglise, et c'est elle qu'il viendra chercher! il y aura des surprises!
pourvu que je soit pret...! ^__^
fraternellemenT!
Chère MJ,
J'ai perdu ton adresse e-mail en effaçant mes messages.
Peux-tu me recontacter à mon adresse petitbolet@gmail.com
Merci et bonne continuation.
Michel B.
Moi, ce que je trouve triste, c'est que, cette nouvelle ayant fait le tour du monde, les païens puisse penser que c'est cela, la chrétienté: condamner à l'enfer une mère qui veut sauver sa fille (c'est cela, l'excommunication au Vatican: on décrète la condamnation à l'enfer), et que soit prôné en parallèle le pardon "automatique"pour le père abuseur, puisque le Vatican n'a rien dit à son propos !!!!
Mettez-vous dans la peau de païens, qui vont dire: c'est cela, le christianisme ?
Le nom de mon Seigneur Jésus est traîné dans la boue: alors non, ce n'est certes pas cela pour moi, le christianisme ! L'Eglise est censé être le "soutien et la colonne de la vérité"...
En l'occurrence, cette fausse Eglise a été le soutien et la colonne de la lâcheté et de la stupidité !
Malheureusement, j'ai vu que beaucoup se servent de cette gaffe monumentale pour trainer l'église du Christ dans la boue. Ils avaient déjà en tête la bigotterie et la religioseté frivole de la religion catholique. l'excommunication de la jeune fille a été le pompom.
Ca complique de plus en plus la propagation du véritable évangile.
Les esprits de querelles n'arrangent pas l'affaire sur le coup. Je ne peux que pleurer sur l'état de l'Eglise qui se dit véritable.
Oooh, y a pire c'est vrai, on tape sur les catholiques et l'apostasie anti-biblique qu'ils entretiennent, mais nous ne voyons pas notre propre misère.
