NDLR: Un article rédigé en juillet 2005 et encore d'actualité d'une certaine façon.

"Celui qui est maître de lui-même, vaut mieux qu'un héros ou que celui qui prend des villes. On jette le sort dans le pan de la robe, Mais toute décision vient de l'Éternel." (La Bible, livre des Proverbes, ch.16, v.32 et 33)

C'est officiel, la France vient de perdre les Jeux Olympiques 2012, avant même d'avoir concouru. C'est officiel également, la guerre est de nouveau ouverte contre les anglais, qui ont agressivement présenté leur candidature aux membres du Comité international olympique. Londres la cosmopolite a été officiellement préférée à Paris, la ville des Lumières et du fair-play. C'est vraiment trop injuste. Les français auraient dû gagner. C'est du moins le sentiment qui domine.

Une nation de râleurs déçus

Les français se rêvaient déjà en organisateurs des JO 2012. Déçus par leurs dirigeants politiques, harassés par le chômage, les délocalisations et le contexte géopolitique, leur fuite en avant avait déjà trouvé un exutoire: 6 ans de montée en puissance pour 2 semaines de folie sportive. Mais le "gros lot" tant convoité leur a échappé: il échoit à Londres, ennemi de toujours, dont le Comité (en majeure partie composé d'anglo-saxons) a préféré la candidature contre celle de Paris. La déception est immense, et les propos à l'avenant: "Incompréhensible", dit l'un. "Injuste", dit l'autre. "C'est bizarre", rencherrit un troisième à l'antenne d'une chaîne nationale, "cela fait trois fois qu'ils refusent la candidature de Paris, en 1992, 2008 et 2012". Pas de place pour l'instant à l'analyse logique: la défaite n'est pas vécue avec le fair play annoncé. L'affect était tellement engagé que les larmes coulent, assombrissant les propos d'un voile de tristesse.

La chance, un dieu versatile

Londres la dynamique contre Paris l'immobile, c'est du moins ainsi que les commentateurs anglais résument la situation. "On n'a pas eu de chance", ajoute un des membres de la délégation française. Cette même chance qu'invoque le président français Jacques Chirac, un des derniers "dinosaures" de la vieille Europe, qui marmonne un faible "good luck" à Londres. La "chance", le dieu des Humanistes, n'est semble-t-il pas vraiment à l'écoute, car c'est défaite sur défaite qu'il impose à ses troupes. Une giffle monumentale aux élections présidentielles, plusieurs gifles climatiques, une autre aux législatives. Et puis dernièrement, un enterrement en première classe pour la Constitution européenne, dont les Humanistes avaient choisi d'exclure Dieu. Non, la "chance" qu'invoquent les superstitieux et qui a recouvert notre pays d'une pléthore de jeux d'argent n'est pas au rendez-vous quand on s'appuie sur elle. La chance n'est pas un dieu, c'est une idôle.

Rechercher la bénédiction pour nos futurs "grands chantiers"

Cette chance rend aveugle. Elle rend de mauvaise foi, elle fausse le jugement et surtout elle incline les coeurs vers les solutions de facilité. En toute franchise, à quoi bon endetter une nation tout entière dont les citoyens vivent déjà avec un crédit de 32 000 euros par habitant, pour une folie compétitive d'une quizaine de jours maximum? N'existe-t-il pas dans notre pays des "causes nationales" qui mériteraient notre engagement à tous? Résorber la "fracture sociale", le chômage, l'illétrisme et l'inculture? Les tensions raciales et communautaires? Tout cela ne vaut-il pas que tous s'engagent et se dépensent des années durant, à perte et avec fair play? Et que dire des défis mondiaux tels que le climat, la pauvreté et plus simplement, la famine qui menace immédiatement la vie de personnes par millions? Saviez-vous que 30 000 enfants meurent chaque jour rien qu'en Afrique?

Nous, croyants en Jésus-Christ, avons un message que nous répétons inlassablement à ce monde pervers et joueur: repentez-vous de vos fautes. Revenez à ce Dieu dont vous niez l'existence! Cessez de tricher, de mentir sur vos déclarations d'impôts. Restituez ce que vous avez volé. Réconciliez-vous avec vos ennemis. Faites le bien et cessez de vivre comme des égoïstes. Regardez autour de vous, sentez votre propre misère morale et vous verrez comment aider ceux qui sont dans une détresse plus profonde encore. En un mot: croyez !

Mais si vous continuez de courrir après le vent, vous serez comme la Grèce d'Athènes 2004 dont la banqueroute se ressentira pendant des décennies, comme ces brésiliens qui s'endettent une année pour quelques jours de Carnaval: Vous serez des rêveurs égoïstes et hypocrites, ballotés de guerre économique en guerre sportive ou idéologique, méprisant les plus faibles jusqu'à ce que vous deveniez faibles vous-mêmes et que vos yeux s'ouvrent par force.

Il existe un seul vrai grand chantier digne d'être vécu, il s'appelle: autrui. Et Jésus, le Maître des chrétiens, a bien résumé sa doctrine en quelques mots qui décrivent son programme: "Faites à autrui ce que vous aimeriez qu'on vous fasse. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis." Mais fonctionner par confréries, copinages mafieux et affairisme, tout cela est avec la superstition le cancer d'une nation et ne génère qu'égoïsme et frustration. Alors messieurs les Humanistes, si vous voulez bénir autrui, repentez-vous !

"Celui qui est maître de lui-même, vaut mieux qu'un héros ou que celui qui prend des villes. On jette le sort dans le pan de la robe, Mais toute décision vient de l'Éternel." (La Bible, livre des Proverbes, ch.16, v.32 et 33)