Après deux jours de repos, les Parisiens reprennent ce matin le chemin du camp des Loges. Chacun en a profité pour recharger les batteries. C’est auprès de sa famille que Ceará se ressource le mieux. Le latéral droit du PSG échange volontiers les paillettes de la vie parisienne contre un après-midi avec les siens. Le temps d’une journée, le Brésilien nous a ouvert les portes de son domicile, un pavillon, à Aigremont (Yvelines), à une vingtaine de minutes du camp des Loges.
Son emploi du temps : entre foot et famille
Aussitôt sorti du camp des Loges, Ceará se précipite à son domicile pour déjeuner et voir ses deux filles (Damaris, 5 ans, et Pietra, 5 mois) et son fils, Levi, 3 ans en avril. « Le mercredi, j’ai l’habitude de les emmener au McDo d’Orgeval. Il y a une grande aire de jeux, les enfants adorent. Lorsqu’il fait beau, nous allons jusqu’à Paris, notamment au jardin d’Acclimatation. » Le goûter est l’un des rituels de la journée. Après la prière, chacun s’assoit autour de la table. Dans un français impeccable, Damaris, l’aînée, explique qu’elle ne veut pas « repartir au Brésil ». « Je suis content de la voir si heureuse, confie son père. Ses premiers mois dans une école française ont été difficiles, elle pleurait beaucoup. Moi aussi du coup. Je me demandais si j’avais fait le bon choix. » Aujourd’hui, Ceará ne se pose plus la question et a fait savoir à Alain Roche qu’il souhaitait prolonger son contrat au-delà de 2011. A Paris, le couple a ses habitudes et aime notamment se promener dans les centres commerciaux. « Les gens me reconnaissent, ça me surprend toujours, raconte-t-il. Le plus souvent, ils me félicitent. Une fois seulement, à la Fête des Loges, un supporteur a été un peu agressif. »
Des soirées consacrées à la religion
Les soirées chez les Ceará sont paisibles. Peu de sorties au restaurant ou de dîners avec les coéquipiers. « Même si je m’améliore en français, je ne me vois pas tenir tout un repas », se justifie-t-il. Le soir donc, une fois les enfants couchés, le Brésilien lit. Sur sa table de chevet trône la Bible. « J’en suis à ma quatrième relecture », indique-t-il. Dans la vie du Brésilien, tout tourne en effet autour de Dieu. La télé ? « Je ne la regarde jamais, indique-t-il. Ou alors des programmes liés à la religion. Je viens de m’acheter des DVD en français sur ce thème, notamment la Passion du Christ . » La musique ? « Uniquement du gospel. Je ne trouve aucun intérêt aux chansons qui ne parlent pas de Dieu. Cela ne m’apporte rien. » Converti depuis dix ans à l’évangélisme, Ceará est depuis devenu pasteur. Le jeudi, il anime des réunions à son domicile. « C’est pratiquement la seule fois de la semaine où nous recevons du monde à la maison. »
Il investit dans l’immobilier
Conscient d’être un privilégié, Ceará fuit pourtant le luxe. A son arrivée, il n’a craqué que pour une Audi TT. Chez lui, la décoration est sommaire. Un canapé, une table basse et un écran plat ornent son salon. « Je fais très attention à ne pas trop dépenser. Par exemple, en janvier, nous avons profité des soldes pour nous acheter des vêtements. Quand je fais les courses, je regarde toujours les prix, j’achète l’essentiel. » Issu d’une famille pauvre, le joueur n’a pas oublié la valeur de l’argent. « A 35 ans, je n’aurai plus de travail. Or j’ai une famille à nourrir. Je dois assurer leur avenir. » Ceará investit une bonne partie de son salaire dans l’immobilier. « J’ai quelques appartements au Brésil que je loue pour constituer une rente. La Bourse ? Je n’ai jamais joué. Avec la crise, je m’en réjouis. »













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