NDLR: Pour plus de textes de Christian Röckle (1883-1966), ministère prophétique allemand, cliquez ici.

AVANT PROPOS

L'Eglise de Philadelphie des derniers temps

(Apoc. 3:7-13)

Ce n'est pas une Eglise rassemblée et organisée par des hommes; c'est un organisme préparé par le Saint-Esprit. L'apôtre Paul le nomme: Corps de Christ, car Christ, la Tête, le gouverne. En principe, chaque chrétien né de nouveau devrait appartenir à ce Corps. Il est de la plus haute importance que nous nous examinions à fond, sur la base de la Bible, pour savoir si nous sommes en communion avec le Corps de Christ, afin de ne pas être parmi ceux qui seront déçus (Matth. 7:21—23). La Bible ne nous laisse pas dans le doute à ce sujet. Les vierges folles avaient aussi un jour expérimenté une conversion et une nouvelle naissance, car, selon Matth. 25:1, elles appartiennent au Royaume des Cieux. Il faut être né de nouveau pour appartenir au Royaume des Cieux. Mais, pour parvenir dans la salle des Noces, il faut appartenir au Corps de Christ.

QU'ADVIENDRA T IL A LA VENUE DE L'EPOUX?

Les opinions des croyants divergent encore considérablement, tant au sujet du retour du Seigneur comme Epoux, qu'à celui de l'enlève¬ment de Son Epouse vers la patrie céleste. Ceci prouve que la Parole de Dieu ne peut être correctement interprétée et comprise que par Dieu Lui-même ou par Son Esprit. Cependant, pour faciliter la compréhension de Sa Parole, Dieu utilise aussi des songes. N'avons-nous pas cette promesse: «vos vieil-lards auront des songes»? Or, dans Actes 2:17, ces songes figurent parmi les dons de L'Esprit. Nous avons donc de bonnes raisons de con-sidérer également comme un don de l'Esprit, le songe suivant qui fut donné à Jung. Par ce songe, Dieu veut nous donner des éclaircisse-ments sur l'Enlèvement ou sur la question: Qu'adviendra-t-il à la venue de l'Epoux? Puisse ce songe, donné par Dieu, stimuler l'Epouse à se préparer. Ces préparatifs sont avant tout l'oeuvre du Saint-Esprit, mais il est aussi des choses que l'Eglise ne doit pas perdre de vue. On pourra les lire dans la brochure: «L'accomplissement de l'Eglise de Philadelphie des derniers temps et son Enlèvement».

Si la présente brochure tombe entre les mains d'incroyants, qu'ils sachent que cela n'est pas un effet du hasard, mais que le Seigneur les a appelés, eux aussi, à faire partie de Son Eglise de Philadelphie, qu'il peut les préparer en un laps de temps très court, et même qu'ils peuvent être parmi les premiers, car nous avons cette promesse de l'Ecriture: les derniers seront les premiers (Matth. 20:16). Pour eux, j'ai écrit la brochure: «Comment parvient-on à la nouvelle naissance?». Elle indique le chemin qui leur permettra d'être du nombre de ces premiers. Le songe de Jung a déjà été publié précédemment sous la forme d'un traité intitulé: «Les disparus», ainsi que dans une brochure ayant pour titre: «Comment pouvons nous nous représenter l'enlèvement de l'Eglise?». Voici, pour l'essentiel, le contenu des deux écrits, et précisément, celui du traité:

Les disparus

Un soir d'été, lors de notre culte de famille, j'avais lu le 4ème chapitre de la première épître aux Thessaloniciens. Avant d'aller me coucher, je m'étais installé confortablement dans mon fauteuil et je réfléchissais aux derniers versets de ce chapitre. Pendant que je méditais ainsi, je tombai dans un profond sommeil et j'eus un rêve singulier. Mon esprit resta parfaitement lucide, ma capacité de réflexion était même plus pénétrante et plus vive qu'à l'état éveillé. Je rêvais que je m'étais réveillé tôt le matin, et qu'à mon grand étonnement je n'avais pas trouvé mon épouse à mes côtés. Supposant qu'elle était dans la pièce voisine, j'attendis un bon moment qu'elle revienne. Mais, étant donné qu'elle ne réapparaissait pas, je me levai et m'habillai. Les vêtements de ma femme se trouvaient encore là, comme elle les avait posés en allant se coucher. Persuadé qu'elle devait être quelque part dans la maison, je me dirigeai vers la chambre de notre fille Julia, où je pensais la trouver. Je frappai à plusieurs reprises à sa porte; ne recevant pas de réponse, j'entrai; mais ni l'une ni l'autre n'étaient dans la pièce. «Bizarre, très bizarre!» me disais-je, «où pourraient-elles bien être?» Arrivé devant la chambre de notre fils Frank, je l'ai trouvé, lui, debout et habillé, chose surprenante, vu l'heure matinale. Il s'était levé de si bonne heure parce qu'il avait eu une nuit très agitée. Je lui fis part de l'inexplicable disparition de sa mère et de sa soeur, et je le priai de faire le tour de la maison afin de les chercher; moi-même, je finissais de m'habiller en hâte. Au bout de quelques minutes, mon fils entra dans ma chambre et m'annonça qu'il avait cherché les disparues dans toute la maison, mais en vain. De plus, les portes d'entrée étaient encore fermées de l'intérieur, aussi soigneusement que la veille au soir. Ni l'un ni l'autre, nous ne savions ce qu'il fallait en penser: notre perplexité était totale devant cette singulière disparition. Je retournai examiner la chambre de ma fille. J'y trouvai sa Bible ouverte, posée sur une petite table, et un verset spécialement souligné attira mon regard; c'était les mots: «C'est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y penserez pas.» Ma femme mettait ces mots, et d'autres passages semblables, en relation avec la venue du Seigneur pour chercher les Siens, d'après 1 Thessaloniciens 4:13—17. Moi, par contre, j'y voyais une exhortation à se préparer pour la mort. Mais revenons à notre situation. Mon fils et moi décidâmes ensemble de téléphoner à nos meilleurs amis, et de mener notre enquête encore avant le petit déjeuner.



Ma première visite fut pour Mme. E., une soeur de ma femme. Certes, elle et son mari étaient de braves et bonnes gens, pratiquants, mais de tendance quelque peu mondaine. Il me fallut sonner plusieurs fois, ce qui ne fit qu'augmenter mon impatience. Enfin, ma belle-soeur vint m'ouvrir elle-même, me demandant d'excuser la lenteur de sa réaction car, ce matin-là, elle se trouvait dans une situation embarrassante. Il fallait qu'elle prépare elle-même son petit déjeuner, du fait que sa servante — qu'elle avait pourtant toujours considérée comme une bonne chrétienne — lui avait joué un tour pendable. Elle était partie, tout simplement, sans même avoir allumé le feu et sans aucun mot d'explication. «Mais nous n'arrivons absolument pas à comprendre comment elle a pu sortir de la maison. Les portes étaient toutes bien verrouillées et les clés sur les serrures, telles que nous les avions laissées hier soir, en rentrant d'une agréable partie de bridge», me confia-t-elle.

«En effet, c'est vraiment très étrange», répondis-je, et je lui fis part du motif de ma visite matinale. Lorsqu'elle apprit l'énigmatique disparition de mon épouse et de ma fille, elle en fut à tel point bouleversée que je m'interrompis sur le champ et me fis inviter chez elle pour le café, car, moi aussi, je n'avais pas encore déjeuné. Quand son mari apprit la chose, il plaisanta, disant que ma femme me jouait sans doute un tour à sa façon, dans le seul but de m'obliger à me lever plus tôt. Il m'assura que les disparues ont dû se cacher quelque part dans la maison et qu'en rentrant, je ne manquerai pas de les retrouver. Lorsque nous avions pris place à table, ma belle-soeur fit remarquer qu'il n'y avait pas de lait pour le café, car le laitier, lui aussi, qui d'ordinaire était la ponctualité même, l'avait laissé tomber ce matin-là. Tout à coup, la sonnette retentit et mon fils Frank entra; il était dans un état d'extrême excitation. Vainement, il avait essayé de trouver sa mère chez nos amis et connaissances, et, presque partout, c'était la même stupéfaction et la même inquiétude. En tous lieux, on cherchait des membres de famille qui avaient disparu. Il venait juste de la maison où il n'avait trouvé que la servante, toute bouleversée d'avoir été si souvent questionnée sur le sort des disparus. Dans les rues, une foule de gens se précipitaient de-ci de-là, dans la plus grande excitation, souvent en se lamentant et en pleurant amèrement. A ce moment là, l'inquiétude gagna aussi mon beau-frère E. . Il nous fit part d'une discussion qu'il avait eue hier avec un ami. Celui-ci avait déclaré qu'à l'heure actuelle, la plupart des membres de l'église ne sont que des chrétiens de nom, qu'ils se consacrent plus aux plaisirs et aux divertissements de ce monde qu'à Dieu, et que le goût des choses spirituelles avait presque disparu chez la plupart d'entre eux. Il affirma même que, selon l'ensei-gnement précis des Ecritures, le jour où sera atteint le nombre total des membres appartenant d'une façon vivante au Corps de Christ, le Seigneur viendra Lui-même, comme un voleur dans la nuit, qu'il fera monter tous les Siens — les morts et les vivants — auprès de Lui dans les airs. Cet événement aura lieu subitement, en un instant, et bien que les trompettes sonneront, que la voix de l'archange retentira très fort, seuls ceux qui seront prêts à être enlevés les entendront. Ainsi, il se passera ce que Christ a annoncé, disant: «Alors, de deux hommes qui seront dans un champ, l'un sera pris et l'autre laissé». Je crains, ajouta tristement mon beau-frère, que ce soit là ce qui s'est passé cette nuit, et que nous appartenions à ceux qui ont été laissés sur terre.

Comme nous avions pris passablement de retard sur notre horaire habituel, nous nous sommes rendus en hâte à nos lieux de travail en ville. Frank nous avait déjà précédé; je le suivis, le coeur lourd. Dans la rue, partout des hommes et des femmes, beaucoup plus nombreux que d'habitude; sur leurs visages se lisait un profond chagrin. Dans le quar tier commerçant de la ville, un grand nombre de magasins étaient encore fermés, et dans les autres, il n'y avait guère d'activité. En revanche, les bars et les cafés étaient tous ouverts, comme d'habitude. Là aussi, des groupes d'hommes étaient manifestement engagés dans des discussions sérieuses. En arrivant à mon affaire, on m'annonça l'absence de mon comptable et du vieux et fidèle garçon de courses qui, depuis des années, était à mon service. Tous les autres employés étaient présents, mais ils se tenaient là sans rien faire; cependant, il ne me venait pas à l'idée de le leur reprocher. La veille, avec un jeune et brave artisan qui voulait acquérir un petit lopin de terre tout près de la ville, j'étais convenu d'aller signer aujourd'hui le contrat de vente. Ainsi, à l'heure fixée, je me rendis chez le notaire, mais mon client n'apparut pas. Lui aussi, je le comptai parmi les disparus. Ensuite, je me rendis à la chambre de commerce. J'y trouvai un des plus grands rassemblements de commerçants, comme je n'en avais pas vus depuis des mois. Mais nulle trace aujourd'hui de l'habituelle agitation et du brouhaha des acheteurs et vendeurs, du va-et-vient affairé des commis et des garçons de course. Une oppression lugubre pesait sur toute l'assistance. On décida à l'unanimité, en raison de la grande calamité qui avait frappé la ville, qu'on accorderait un délai de paiement de trois jours pour toutes les factures et les contrats parvenant à échéance en ce jour. Inutile de faire la liste de toutes les raisons qu'on invoquait pour expliquer le malheur qui s'était abattu sur nous. Pourtant, tous étaient d'accord sur un point: il s'agissait d'un phénomène surnaturel et, quant à nous qui étions restés sur terre, nous avions reçu par là notre châtiment.

Le soir, il y eut un culte dans toutes les églises. Elles ne purent contenir tous les gens qui s'y rendaient. Chacun voulut connaître la raison et la cause de cette grande épreuve, et savoir s'il restait encore quelque espoir ou si, désormais, tout était perdu. Parmi les prédicateurs, beaucoup avaient disparu; d'autres montèrent en chaire comme d'habitude. Le désordre régnait partout; l'atmosphère était à l'inquiétude et au trouble. Les reproches, accusations et contre-accusations entre pasteurs et membres d'église étaient à l'ordre du jour. Ces derniers prétendaient que, si les prédicateurs avaient accompli leur devoir en annonçant simplement les vérités bibliques à leurs paroissiens, au lieu de les bercer dans le sommeil avec des sermons philosophiques et moralistes, on ne serait pas dans la triste situation que l'on connaît.

Dans notre église, je rencontrai un grand nombre de personnes que l'on n'y voyait pratiquement jamais. Pour l'instant, notre pasteur s'employait à tranquilliser les gens, les priant de maîtriser leurs sentiments, afin qu'il puisse leur adresser la parole. Lorsque le calme régna quelque peu, il parla comme suit: «Mon coeur saigne de mille blessures, dans la plus profonde compassion à votre affliction. De plus, étant donné que je porte une grande responsabilité dans cette situation funeste, ma douleur est vraiment indescriptible. Personne ne peut partager l'amère déception qui m'accable en voyant le piètre résultat de mon travail. On me reproche d'avoir trop parlé de ce monde-ci et pas assez de l'au-delà et de ce qui devait survenir un jour. On dit aussi que je vous ai laissés ignorer qu'il fallait s'attendre à chaque instant à l'événement bouleversant qui vient de nous frapper. Je ne peux répliquer que ceci: Je n'ai pas enseigné autre chose que ce que j'ai reçu moi-même de mes professeurs de théologie. Et, tout comme la plupart de mes collègues, j'étais persuadé que cette doctrine était conforme à l'enseignement de la Parole de Dieu. Or, à présent, je suis obligé de reconnaître qu'en cela je me suis lourdement trompé. Car, après ce qui s'est passé, je ne peux plus mettre en doute qu'il fallait prendre la Parole de Dieu dans sa signification littérale. Il est manifeste que Dieu veut dire exactement ce qu'il exprime. Pendant la durée de mon pastoral parmi vous, mes nombreux projets de réforme m'ont accaparé à tel point que je n'ai vraiment pas été en mesure d'accorder à l'étude des prophéties toute l'attention que nécessitait cet important et difficile sujet».

Soudain, toutes les lampes électriques de l'église s'éteignirent; il y eut des cris si épouvantables que, terrifié, je sursautai dans mon fauteuil et... me réveillai. Ma femme, que ce brusque sursaut avait effrayée, accourut tout inquiète. Combien je fus heureux de la voir devant moi! Ainsi donc, ces terribles événements que je venais de vivre dans mon fauteuil n'étaient qu'un songe ! Mais plus j'y réfléchissais — et j'y pensais fréquemment - plus les vérités de l'Ecriture qui y étaient mentionnées me parurent significatives et solennelles. Il se grava profondément en mon âme, à quel point il importe que nos reins soient ceints, nos lampes allumées, et que nous soyons prêts, à chaque instant, à paraître debout devant le Fils de l'homme!

Si tu n'es pas encore prêt, qu'est-ce qui t'empêche d'accepter au¬jourd'hui même le plein salut que donne Jésus-Christ, le crucifié, afin qu'il te rende prêt? Décide-toi et remets à ton Sauveur, une fois pour toutes, pour le temps et pour l'éternité, ta vie frappée par la malédiction divine.