NDLR : C’est une préparation à ce qui est annoncé dans la Bible : Apocalypse 7:2 Et je vis un autre ange, qui montait du côté du soleil levant, et qui tenait le sceau du Dieu vivant; il cria d’une voix forte aux quatre anges à qui il avait été donné de faire du mal à la terre et à la mer, et il dit: Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu’à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu.

Le monde du silence n'est plus ce qu'il était : sous l'eau, le brouhaha sonore s'amplifie avec le trafic maritime, les sonars et les explorations sous-marines. Un drame pour les cétacés qui n'arrivent plus à s'entendre ni à s'orienter. Les cétacés (baleines, cachalots, dauphins) sont les plus affectés : toutes leurs activités sont basées sur l'acoustique. Pendant des millions d'années, le monde sous-marin n'était trou-blé que par le bruit des vagues et le chant des baleines. Mais, de-puis une centaine d'années, l'homme s'est introduit dans cet espace acoustique harmonieux avec ses bateaux à moteur, ses forages, ses sonars militaires et ses sondages sismiques de recherche pétrolière.

L'oreille humaine ne perçoit qu'à peine 10 % des sons produits sous l'eau, .d'où cette fausse impression de silence quand on plonge dans ce monde sous-marin. Mais il n'en est pas de même pour les espèces animales sous-marines qui en perçoivent l'intensité réelle. « Tout ce qui peut mettre en difficulté la propagation de leurs propres sons, mais aussi des sons qui les renseignent sur leur environnement, va les mettre en danger », explique l'ingénieur et biologiste Michel André. Avec un système de détection perturbé, ils perdent ainsi tout sens de l'orientation et peuvent alors entrer en collision avec les navires ou, s'ils sont près des côtes, venir s'échouer sur les plages.

Le bruit peut tuer

Plus grave : le bruit peut tuer. Cari Gustav Landin, chef d'un programme pour le milieu marin, assure qu'" une baleine peut être tuée instantanément par un son très violent », d'une intensité de 230 à 240 décibels. La déflagration d'une explosion, qui peut être d'origine militaire ou civile pour des recherches géologiques, est mortelle pour les cétacés dans un rayon d'un à deux kilomètres, précise Michel André. En outre, le réchauffement climatique, en provoquant une acidification des océans, va contribuer à amplifier ce vacarme sous-marin en améliorant la propagation des ondes de fréquence peu éle-vée. Pour Michel André, « il y a urgence à prendre des mesures.