Le maire de Nice, Christian Estrosi - par ailleurs président de l'important Conseil général des Alpes-Maritimes, dont la fédération UMP locale a une influence non négligeable sur les instances nationales du parti -, s'était engagé à ce que le Pacs ait droit à une cérémonie en mairie. Le conseil municipal a confirmé cette promesse le 12 septembre 2008. Le maire de Nice s'est ainsi réjoui : « Je veux offrir à deux êtres qui s'aiment la possibilité de ne pas se priver. »
En juin dernier la majorité socialiste du Conseil de Paris avait emporté le vote face à l'UMP sur la proposition que les « mairies d'arrondissement accueillent des cérémonies de PACS et de parrainage civil. » Deux jours plus tard, le secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano, apportait son soutien à l'idée.
L'UMP, créée juste après le premier tour de l'élection présidentielle de 2002, est l'héritière des partis de la droite parlementaire qui avaient combattu le Pacs en 1998 et 1999. Depuis les élus de cette droite classique ont changé leurs propos sur le sujet. Comme pour se faire pardonner, Philippe Séguin chef de l'opposition municipale parisienne a obligé les élus de son camp à voter avec la majorité de gauche la création d'un Centre d'Archives et de Documentations Homosexuelles. Après bien des années où la droite "parlementaire" s'était montrée hésitante, sa chef de file dans la capitale, Françoise de Panafieu, a promis que si elle était élue maire de Paris, elle participerait à la Gay Pride. Anticipant sa défaite, elle a demandé à s'occuper du dossier du Contrat d'union civile (Cuc) à l'Assemblée.













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