La Suisse. Un petit pays au milieu de l’Europe. Mais quelle est son histoire ? Quelles sont ses particularités ? Il est intéressant de considérer les différents aspects de ce pays ; en particulier son origine chrétienne. Certes, bien de belles choses en sont sorties, mais aussi bien des erreurs et des égarements vis-à-vis desquels les Chrétiennes et les Chrétiens Suisses doivent se montrer fort humbles devant le Créateur. Comme l'Occident en général, ce pays n’est plus Chrétien depuis bien des années dans le sens que la Bible donne à ce mot ; il s’est en effet laissé entraîner par les courants et les philosophies en vogue. Mais malgré tout, nous pouvons rendre gloire à Dieu pour l’héritage qui est le sien. Nous pouvons rendre grâce au Seigneur pour les riches bénédictions constatées dans son histoire et les répercussions qui en résultent jusqu’à aujourd'hui.

Il faut remonter à la fin du XIIIe siècle pour la naissance de la Suisse. À l’époque trois cantons dont un demi-canton, Uri, Schwitz et Nidwald (la vallée inférieure d’Unterwald, dont Obwald, la vallée supérieure les rejoignit le même jour) signèrent un pacte que voici :

Traduction :

AU NOM DU SEIGNEUR, AMEN. C'EST ACCOMPLIR UNE ACTION HONORABLE ET PROFITABLE au bien public que de confirmer, selon les formes consacrées, les mesures prises en vue de la sécurité et de la paix. — Que chacun sache donc que, considérant la malice des temps et pour être mieux à même de défendre et maintenir dans leur intégrité leurs vies et leurs biens, les gens de la vallée d'Uri, la Landsgemeinde de la vallée de Schwytz et celle des gens de la vallée inférieure d'Unterwald se sont engagés, sous serment pris en toute bonne foi, à se prêter les uns aux autres n'importe quels secours, appui et assistance, de tout leur pouvoir et de tous leurs efforts, sans ménager ni leurs vies ni leurs biens, dans leurs vallées et au dehors, contre celui et contre tous ceux qui, par n'importe quel acte hostile, attenteraient à leurs personnes ou à leurs biens (ou à un seul d'entre eux), les attaqueraient ou leur causeraient quelque dommage. Quoi qu'il arrive, chacune des communautés promet à l'autre d'accourir à son secours en cas de nécessité, à ses propres frais, et de l'aider autant qu'il le faudra pour résister à l'agression des méchants et imposer réparation du tort commis. — C'est ce que, par le geste consacré, ils ont juré d'observer en toute loyauté, renouvelant par le présent traité le texte de l'ancien pacte corroboré par un serment; sous réserve que chacun, selon sa condition personnelle, reste soumis, comme il convient, à son seigneur et lui rende les prestations auxquelles il est tenu. — De même, après commune délibération et d'un accord unanime, nous avons juré, statué et décidé que nous n'accepterions et ne reconnaîtrions en aucun cas dans lesdites vallées un juge qui aurait payé sa charge de quelque manière, soit en argent soit à quelque autre prix, ou qui ne serait pas de chez nous et membre de nos communautés. Si d'autre part un conflit surgit entre quelques-uns, les plus sages des confédérés doivent intervenir en médiateurs pour apaiser le différend de la façon qui leur paraîtra efficace; et les autres confédérés doivent se tourner contre la partie qui repousserait leur sentence. — Outre tout cela, ils ont établi un statut commun, stipulant que celui qui, criminellement et sans provocation, commettra un meurtre, sera, si on a pu se saisir de lui, puni de mort comme son crime infâme l'exige; à moins qu'il ne puisse prouver qu'il est innocent; et s'il réussit à s'échapper, il lui est à jamais interdit de revenir au pays. Ceux qui accorderaient abri ou protection audit malfaiteur doivent être expulsés des vallées, aussi longtemps qu'ils n'auront pas été expressément rappelés par les confédérés. — Si quelqu'un, de jour ou dans le silence de la nuit, met criminellement le feu aux biens d'un confédéré, on ne doit plus jamais le considérer comme membre d'une de nos communautés. Et celui qui, dans nos vallées, prendrait le parti du dit malfaiteur et le protégerait devra indemniser la victime. — De plus, si l'un des confédérés en dépouille un autre de ses biens ou lui cause n'importe quel autre dommage, les biens du coupable que l'on pourra saisir dans les vallées doivent être mis sous séquestre pour dédommager la victime conformément au droit. — En outre, nul n'a le droit de saisie envers un autre confédéré, à moins que celui-ci ne soit notoirement son débiteur ou ne se soit porté caution envers lui; et il ne doit le faire qu'en vertu d'un prononcé spécial du juge. — Outre cela, chacun est tenu d'obéir à son juge et doit, s'il est besoin, indiquer de quel juge il relève dans la vallée. Et si quelqu'un refuse de se soumettre au jugement rendu, et que l'un des confédérés subisse quelque dommage du fait de son obstination, tous les confédérés sont tenus de contraindre à réparation le récalcitrant. — Et surgisse une querelle ou une discorde entre quelques confédérés, si l'une des parties se refuse à tout arrangement par voie judiciaire ou par accommodement, les confédérés sont tenus de prendre fait et cause pour l'autre partie. — Les décisions ci-dessus consignées, prises dans l'intérêt et au profit de tous, doivent, si Dieu y consent, durer à perpétuité; en témoignage et confirmation de quoi le présent acte, dressé à la requête des prénommés, a été muni des sceaux des trois communautés et vallées susdites. — Fait en l'an du Seigneur 1291 au début du mois d'août.

Par la suite, la date de ce pacte a servi à fixer la naissance du pays, le 1er août 1291. À cette date la Suisse ne ressemblait certes pas à ce qu'elle est aujourd'hui:

La Suisse possède également une constitution dont voici un petit extrait :

Arrêté fédéral relatif à une mise à jour de la Constitution fédérale
du 18 décembre 1998
L’Assemblée fédérale de la Confédération suisse,
vu le message du Conseil fédéral du 20 novembre 1961,
arrête:
I
Constitution fédérale de la Confédération suisse
du 18 avril 1999
Préambule
Au nom de Dieu Tout-Puissant!
Le peuple et les cantons suisses,
Conscients de leur responsabilité envers la Création,
Résolus à renouveler leur alliance
pour renforcer la liberté, la démocratie, l’indépendance et la paix
dans un esprit de solidarité et d’ouverture au monde,
Déterminés à vivre ensemble leurs diversités
dans le respect de l’autre et l’équité,
Conscients des acquis communs et de leur devoir d’assumer leurs responsabilités
envers les générations futures,
Sachant que seul est libre qui use de sa liberté et que la force de la communauté se
mesure au bien-être du plus faible de ses membres,
Arrêtent la Constitution que voici:

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Lors de sa dernière mise à jour, philosophie postmoderne oblige, les autorités ont voulu abolir « Au nom de Dieu Tout-Puissant » présent au début du préambule. La chose n’a pas été mis en exécution ; mais pour combien de temps ?

Chaque année, le premier août, les Suisses fêtent la naissance du pays entre autre en chantant le cantique que voici :

Chant composé en 1841 par Alberich Zwyssig (1808-1854) avec les paroles de Leonhard Widmer (1809-1867) il devient hymne national avec un statut provisoire en 1961 puis définitif en 1981.

Cantique Suisse
Sur nos monts, quand le soleil
Annonce un brillant réveil,
Et prédit d'un plus beau jour le retour,
Les beautés de la patrie
Parlent à l'âme attendrie;
Au ciel montent plus joyeux (bis)
Les accents d'un cœur pieux,
Les accents émus d'un cœur pieux.
Lorsqu'un doux rayon du soir
Joue encore dans le bois noir,
Le cœur se sent plus heureux près de Dieu.
Loin des vains bruits de la plaine,
L'âme en paix est plus sereine,
Au ciel montent plus joyeux (bis)
Les accents d'un cœur pieux,
Les accents émus d'un cœur pieux.
Lorsque dans la sombre nuit
La foudre éclate avec bruit,
Notre cœur pressent encore le Dieu fort;
Dans l'orage et la détresse
Il est notre forteresse;
Offrons-lui des cÅ“urs pieux : (bis)
Dieu nous bénira des cieux,
Dieu nous bénira du haut des cieux.
Des grands monts vient le secours;
Suisse, espère en Dieu toujours!
Garde la foi des aïeux, Vis comme eux!
Sur l'autel de la patrie
Mets tes biens, ton cœur, ta vie!
C'est le trésor précieux (bis)
Que Dieu bénira des cieux,
Que Dieu bénira du haut des cieux.

Malheureusement, qui aujourd’hui se rend compte de la réalité de l’histoire de la Suisse ? Qui se rend compte de la portée des paroles qu’il prononce dans ce chant?

Puisse Dieu être apaisé envers ce peuple ayant pourtant tant de richesses, mais qui se laisse tant envahir par le désert de l’incrédulité et de la rébellion.

Pour mieux connaître ce pays, vous pouvez consulter:
>>> http://www.admin.ch/index.html?lang=fr
>>> http://fr.wikipedia.org/wiki/Pacte_f%C3%A9d%C3%A9ral
>>> http://fr.wikipedia.org/wiki/Suisse