BIÉLORUSSIE — Tendre la main aux marginaux de la société est l’un des ministères les plus importants des Sociétés bibliques à travers le monde. La Société biblique de la République de Biélorussie ne fait pas exception à la règle. Bien que l’économie du pays se soit développée ces dernières années, beaucoup de gens vivent encore sous le seuil de pau- vreté. On compte aussi bon nombre de personnes qui, pour des raisons sociales et personnelles, deviennent des criminels ou s’adonnent à la drogue et à l’alcool. La Société biblique se montre particulièrement active dans ces catégories de la population en soutenant des associations chrétiennes qui tentent de les remettre sur le droit chemin.

A Pinsk, au sud de la Biélorussie, une association dénommée « L’Epée de la liberté » apporte son aide à d’anciens prisonniers et à ceux qui vont sortir de prison. Son travail consiste à mettre en place un cours d’études bibliques par correspondance, projet soutenu par la Société biblique, sous forme d’un ensemble de maté- riels bibliques de référence destiné aux enseignants. Ancien prisonnier, Sergeï Kouzmich, 33 ans, explique comment sa vie a changé de façon radicale le jour où il a rencontré la Parole de Dieu.

« Je voudrais vous raconter comment Dieu a transformé ma vie. Mon père a disparu lorsque j’avais 7 ans, et ma mère a dû nous élever seule, ma sœur et moi. Quand j’ai eu 13 ans, ma mère est morte à son tour et j’ai fini par vivre dans la rue. Je me suis mis à boire et à mener une vie de délinquant. A l’âge de 16 ans, j’ai commence à prendre de la drogue.

« A 18 ans, j’ai essayé de fonder une famille, j’ai eu une fille mais tout a fini par se désagréger à cause de ma toxicomanie. A 19 ans, je suis allé en prison pour la première fois. Lorsque j’ai été libéré, j’ai essayé de commencer une nouvelle vie, mais mes efforts se sont révélés stériles et je suis retombé dans la drogue. J’ai été à nouveau emprisonné et une fois de plus, j’ai tenté de me débarrasser de ma dépendance mortelle. Une semaine après ma libération, je reprenais de la drogue.

« Mes proches souffraient énormément de cette situation. Je ne trouvais pas de travail, je volais des objets chez eux pour les vendre et me procurer de l’argent pour la drogue. Plus rien n’était sacré et j’avais le sentiment que rien ne pouvait m’arrêter. Vivre ainsi pendant deux ans a eu pour conséquence de me ruiner la santé, à la fois physiquement et émotionnellement. « De retour en prison, j’ai rencontré un chrétien du nom de Gleb Kouznetsov. Nous nous sommes liés d’amitié et avons beaucoup discuté. Il m’a invité à un rassemblement chrétien. En quête d’une réponse à mes questions concernant le sens de ma vie, j’ai commencé à lire la Bible. Elle est devenue mon amie et mon soutien, d’autant plus que je ne recevais aucune lettre en prison. Gleb a écrit à l’association “l’Epée de la liberté” pour leur parler de mon cas, et ils m’ont offert une aide spirituelle et matérielle. J’ai été stupéfait de voir que des gens à qui j’étais totalement étranger voulaient m’aider ! Je leur en ai été très reconnaissant et j’ai commencé à suivre un cours biblique par correspondance. »

Dieu à l’œuvre dans mon cœur
« Ma peine de prison a été réduite et j’ai été libéré plus tôt que prévu. J’en remercie Dieu ! Des membres de l’association sont allés voir mes proches plusieurs fois pendant que j’étais encore en prison, et ma sœur est devenue membre d’une Eglise. A ma sortie de prison, j’ai immédiatement rejoint la même Eglise. Depuis lors, Dieu est toujours à l’œuvre dans mon cœur. J’étais endurci et corrompu, mais il m’a transformé patiemment, faisant de moi petit à petit un être nouveau. Il m’a aidé à surmonter mes problèmes physiques et émotionnels, j’ai rencontré de nouveaux amis et trouvé un bon travail. J’ai réussi à reconstruire ma relation avec ma fille et tous mes proches. Dieu m’a donné une femme merveilleuse et à présent, je veux refonder une famille selon ses principes.

« Dieu m’a donné la prospérité dans tous les domaines de ma vie et je lui suis immensément reconnaissant. »