La peine capitale pour les 5 infirmières et le médecin en Libye

La Cour suprême libyenne a confirmé les peines de mort pour les cinq infirmières et le médecin bulgares condamnés à mort pour propagation du virus du sida. Le dénouement semble cependant proche, un accord d'indemnisation ayant été accepté par les familles.




L'audience, qui n'a duré que cinq minutes, s'est tenue en l'absence des six accusés. "Au nom du peuple, la cour a décidé de ne pas accepter l'appel présenté par les accusés et confirme la peine de mort à leur encontre", a déclaré le président de la cour.

Cette cour avait mis son jugement en délibéré à l'issue de l'audience du 20 juin au cours de laquelle le procureur avait requis la confirmation de la peine de mort à l'encontre des six condamnés, accusés d'avoir inoculé à la fin des années 1990 le virus du sida à 438 enfants de Benghazi, deuxième ville de Libye, dont 56 sont décédés.

Les infirmières Kristiana Valtcheva, Nassia Nenova, Valia Tcherveniachka, Valentina Siropoulo et Snejana Dimitrova ainsi que le médecin Achraf Joumaa Hajouj, sont détenus depuis 1999.

Mardi soir, la Fondation Kadhafi, une association caritative présidée par Seif Al-Islam Kadhafi, fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a annoncé que les familles des enfants morts ou malades avaient accepté des compensations financières.

"Cet accord satisfait toutes les parties et met fin à la crise. Les détails seront dévoilés dans les prochaines heures", a affirmé la fondation. Les familles des victimes réclamaient 10 millions d'euros par enfant.

Des responsables de l'UE ont déploré la confirmation des condamnations à mort de cinq infirmières et d'un médecin bulgares pour propagation du virus du sida. Ils ont demandé la "clémence" de la plus haute autorité judiciaire libyenne.